Des vacances « utiles »
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Salariée de La Poste à Dijon, Claudine Husson a bien pris des congés cet été mais ils ont été différents de ceux qu’elle prenait les autres années. Solidarité oblige.
Cadre stratégique à La Poste, Claudine Husson n’en a pas moins l’esprit d’aventure, de partage aussi. Celle qui dirige actuellement la direction territoriale d’appui et de soutien pour l’enseigne La Poste Bourgogne et Franche-Comté, est partie quinze jours, du 25 juillet au 6 août dernier, en congés solidaires au Bénin pour une mission éducative aux côtés de l’ONG Planète Urgence.
En effet, à 52 ans et mère d’un enfant, la néo-Dijonnaise s’est investie sur place auprès d’une ONG locale, Les 1000 Lucioles, pour apporter un soutien scolaire aux enfants et transmettre de nouvelles méthodes pédagogiques aux institutrices de l’école maternelle de Zongo à Boukombé. « J’avais envie de me sentir utile et d’apprendre à connaître ce pays autrement qu’une simple touriste », dit-elle.
Bien accueillie, Claudine Husson a donc tendu la main à de jeunes enfants entre 3 et 5 ans mais « pas seulement », lance-t-elle. «Il y avait aussi des plus grands. Je les aidés à parler Français car, pour beaucoup, ils ne parlent encore que le dialecte. » Dans un pays où l’éducation des enfants est un enjeu et un engagement politique fort, son action s’est effectivement portée sur l’apprentissage de l’expression orale, du calcul et du graphisme à travers un ensemble d’activités ludiques. On l’aura compris, le système éducatif béninois manque cruellement de moyens et les conditions de travail des enseignants sont particulièrement difficiles. A titre d’exemple, dans le primaire, les classes peuvent atteindre 80 à 100 élèves avec un taux d’absentéisme très élevé. Conscient de l’importance de l’éducation, le gouvernement béninois a fait de la scolarisation et la qualité de l’enseignement l’une de ses priorités. Un vaste chantier comme a pu en témoigner la Dijonnaise par le biais de son ONG locale venue en appui de cette démarche. « Il y a encore un faible taux de scolarisation. Il faut absolument donner envie aux enfants de venir à l’école et c’est ce que j’ai voulu véhiculer sur place. »
Voilà donc un souvenir de vacances pas tout à fait comme les autres. De retour à Dijon, Claudine Husson relativise : « Je peux aujourd’hui affirmer qu’ici, nous avons des soucis mais pas de problème. Il y a encore vraiment beaucoup à faire au Bénin, notamment sur le plan nutritionnel et de l’hygiène, deux points qui m’ont interpellée. » Celle qui a fait connaître l’une des spécialités dijonnaises, le pain d’épice, entend bien retourner, un jour, dans un de ces pays en voie de développement juste pour aider et apporter sa petite contribution. L’idée même des congés solidaires.


















Belle initiative