L’œil du superviseur
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Les footballeurs dijonnais se déplacent à Metz vendredi soir. Une équipe que Sébastien Larcier a supervisé. Il explique à Gazetteinfo.fr et France bleu bourgogne son sentiment sur le jeu messin.
GazetteInfo.fr : Metz démontre tout et son contraire en ce début de saison. Une place de 20eme pendant près de deux mois, mais c’est aussi une équipe qui a fait un bon match à Tours il y a 10 jours. Quel est donc le vrai visage de cette équipe de Metz ?
Sébastien Larcier : Je les ai vus à domicile, donc c’est un contexte particulier. Le public là-bas est exigeant. Ils ont une grosse pression. Le club a aussi beaucoup d’attente vis-à-vis des jeunes qui avaient percé en Gambardella. Maintenant qu’ils sont professionnels, ils ont du mal à passer le cap. A domicile, pour eux, c’est plus difficile de s’exprimer.
Cette pression se traduit-elle par un jeu avec le frein à main serré ?
Oui, car dès les premières passes ratées, le public siffle. Forcément, cela n’aide pas les jeunes. C’est difficile pour eux de prendre le jeu à leur compte, sachant, qu’en face, les équipes ont conscience de cette faiblesse.
N’empêche que sur les trois derniers matchs à domicile, c’est une victoire et trois nuls. Ce n’est donc pas si dramatique que cela…
Leur gros souci jusqu’à présent, c’était l’animation offensive. Ils avaient réussi à trouver une stabilité défensive et à peu encaisser de buts. En revanche, ils ont du mal à trouver les chainons pour valoriser cette solidité pour enchaîner sur l’offensif. Ils manquent beaucoup de créativité.
« Largement à notre portée »
Les attaquants sont privés de ballons, par exemple ?
Non, mais pour l’instant, avec leur système de jeu, ils défendent bas. Et ils ont tendance à ressortir par de longs ballons. Mais ils manquent de soutien. Avec les longues passes, il faut que les milieux de terrain suivent. Ils ont du mal dans cette transition.
Autre transition qu’ils peinent à faire, c’est d’oublier les joueurs cadres de l’an passé comme Wiltord…
C’est sûr, que l’équipe adverse, dans le tunnel des vestiaires, face à des types comme ça, se dit « attention, va falloir être super concentré, on n’a pas le droit de se relâcher ! » Le moindre ballon oublié peut porter le danger. Cette année, avec leur effectif, les intentions diffèrent.
L’équipe de Metz est-elle a la portée du DFCO ?
Largement, c’est sûr. Dans ce championnat, tout le monde est à la portée de tout le monde. Après, leur dernier résultat à Tours amène une incertitude. Moi, je les ai vus jouer en 4-4-2. Maintenant ils sont en 4-1-4-1.

















