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Jeunes enseignants en détresse !

Alerté par une lettre ouverte du Sgen-CFDT Bourgogne adressée aux inspecteurs de l’Education Nationale, GazetteInfo fait le point sur la situation des nouveaux enseignants, livrés à eux-mêmes juste après le concours.

 

Le concours du CAPES en poche, les nouveaux enseignants n’ont plus forcément envie de le fêter. Etrange il est vrai, mais telle est la situation actuellement. En Bourgogne, 240 jeunes enseignants, sans aucune formation, sont propulsés devant collégiens et lycéens. « C’est une situation très difficile. La formation des enseignants dans la nouvelle formule ne professionnalise pas du tout les jeunes. Ils passent directement du concours à la classe. Il n’y a pas de formation en amont du concours qui préparerait les futurs enseignants à gérer une classe. Il faut avoir des connaissances en termes de psychologie, de sociologie, de psychopédagogie… » explique Martial Crance, secrétaire du Sgen-CFDT Bourgogne. Selon le Sgen-CFDT, beaucoup d’enseignants sont déjà au bout du rouleau après un mois et demi de cours.

 

« Enseigner est un métier qui s’apprend »

 

A peine diplômés, ils doivent assurer  18 heures de cours par semaine, préparer les cours pour des classes de différents niveaux (une centaine d’élèves), corriger les copies et consacrer un mercredi (de repos habituellement) par mois pour suivre une journée de formation à Dijon. Harassant pour les jeunes enseignants, dommageable pour les élèves : « Les élèves sont confrontés à des enseignants débutants qui sont sous pression. Ils risquent d’en pâtir en termes de formation… En France, 1 900 000 se retrouvent face à des enseignants débutants. »

 

Des démissions dès les premiers mois !

 

Quand la pression devient trop forte, certains jeunes diplômés jettent l’éponge. « Il peut y avoir des cas de démission, des collègues qui voient qu’ils ne font plus face. »  Martial Crance nous résume la solution la plus appropriée à ses yeux : « A la Sgen-CFDT, nous avons toujours défendu la formation professionnelle. L’idéal serait trois ans de formation disciplinaire à un niveau licence, un concours de recrutement et deux ans de formation professionnalisante à l’IUFM. Il faut abandonner le service complet de 18 heures. » Mercredi matin, les jeunes enseignants de Bourgogne ont prévu de se rassembler à l’IUFM de Dijon pour protester contre cette situation.

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