L’oeil du superviseur
Les footballeurs dijonnais affrontent Vannes mardi soir à Gaston-Gérard. Sébastien Larcier a supervisé les Bretons à Grenoble. Il livre, pour Gazetteinfo.fr et France bleu Bourgogne, ses impressions.
GazetteInfo : Vannes, comme Dijon, a besoin de se rassurer mardi soir…
Sébastien Larcier : « Oui, après une victoire à Grenoble vraiment par la petite porte. En tout cas sur le contenu face à une équipe grenobloise qui a eu un expulsé rapidement, mais qui arrive à mener au score. Vannes a vraiment eu du mal à reprendre le cours du match, même en supériorité numérique. En fin de match, ils s’en sont sortis grâce à des erreurs de Grenoble.
Cette victoire à Grenoble est un accident ? Ce n’est pas le vrai niveau de Vannes ?
Sur le changement de rythme et sur l’expression collective, Vannes a vraiment eu du mal à Grenoble en étant, plus d’une heure, en supériorité numérique.
En prenant secteur par secteur, d’un point de vue statistique, on s’aperçoit que la défense encaisse, en moyenne, deux buts à chaque déplacement. Que pensez-vous de cette défense ?
Elle est très lourde, surtout dans l’axe. Quand Vannes prend le jeu à son compte et arrive à monter un petit peu le bloc équipe, la formation se fait prendre dans son dos, surtout par des diagonales. Ils sont très lourds à se retourner. Ils ont beaucoup de mal a gérer la profondeur.
« On sent qu’il cherche une stabilité défensive »
Avec une ligne de trois attaquants, ça devrait donc pouvoir passer ?
Cela peut-être une solution efficace avec Seb’ Ribas, ou un autre, qui fixe la défense adverse.
La défense du DFCO sera encore terriblement remaniée. En attaque, à Vannes, on a l’impression que Sammaritano n’a pas encore était réellement remplacé…
Malgré tout, je pense que Diguigny a un potentiel intéressant. C’est le seul capable d’apporter du changement de rythme et de la percussion. Rivière reste un poison dans la surface. Si Dijon les laisse amener des centres par les côtés, Rivière a une grosse présence physique dans les 16 mètres. Je suis plus sceptique sur le rendement de Loval-Landré.
Les meilleurs buteurs vannetais n’ont inscrit que deux buts chacun. C’est tout de même assez faible en Ligue 2 ?
Oui, c’est vrai. De manière générale, les équipes n’arrivant pas à sortir un buteur ou quelqu’un capable de marquer régulièrement, cela devient difficile.
Vannes est l’une des seules équipes à n’avoir jamais fait de matchs nuls en déplacement. Peut-on dire que c’est une équipe incapable de venir jouer le 0 à 0 à Dijon ?
De ce que j’ai pu voir lors de leur match à Grenoble, ils étaient venus pour ce type de résultat. Ils viennent dans une configuration avec un bloc assez bas. On sent qu’il cherche une stabilité défensive et à jouer le nul. Il cherche à se rassurer à l’extérieur.

















