DFCO-Nantes, l’oeil du superviseur
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Sébastien Larcier a supervisé Nantes lors de son déplacement à Boulogne-sur-mer. Pour Gazetteinfo.fr et France bleu Bourgogne, il livre son analyse du jeu nantais.
GazettteINFO.fr : Sur le papier, cette équipe peut impressionner. Faut-il l’être pour autant ?
Sébastien Larcier : Quand on est jeunes chez les professionnels, rencontrer des joueurs comptabilisant plus d’une centaine de matchs en Ligue 1, ça peut impressionner. C’est très appréciable de jouer contre ce type de joueurs. Cela peut apporter une motivation en plus.
Nantes c’est aussi une équipe qui va bien à l’extérieur…
C’est leur force. Ils ont trouvé un bloc équipe, une stabilité défensive, ce qui leur permet de bien figurer en Ligue 2.
Est-ce une équipe attentiste ?
Non, elle ne l’est pas du tout. Elle essaie de défendre en avançant. Djordjevic ferme le retour pour éviter que les attaquants soient trimbalés sur toute la largeur du terrain. Ainsi, les deux défenseurs centraux ne peuvent pas jouer entre eux. Après, ils défendent en avançant.
« Eviter de tomber dans le pressing adverse »
L’an passé, Djordjevic était quasiment invisible. Cette année il a déjà marqué six buts. Comment joue-t-il ?
Comme pour tous les joueurs professionnels, tout dépend de la confiance qu’accorde un coach. Quand un joueur a quelques qualités de base et qu’il se sent bien, cela peut transformer une carrière.
Quels conseils donnez-vous aux défenseurs dijonnais face à ce garçon ?
Il est difficile à cerner. Il est gaucher, donc il est capable de jouer en pivot pour faire bien jouer ses partenaires. Il a une réelle intelligence de jeu avec de très bons appels de balle. Il change beaucoup de direction, il fait des appels, contre-appels. Il est vraiment difficile à prendre. Il se déplace bien dans les intervalles entre les deux centraux.
Le poison, l’an passé, se nommait Stéphane Darbion. Vous semble-t-il aussi fort que la saison dernière ?
Non, cette année, pour l’instant, il est un cran en dessous. Il y a aussi une autre concurrence. Des jeunes pousses qui ont plus une activité défensive.
Les offensifs dijonnais peuvent-ils bouger cette défense ?
Comme face à toutes les équipes défendant en avançant, il faut éviter de tomber dans le pressing adverse. Il va falloir jouer dans le dos de la défense quand elle avance. Dès que nous aurons un milieu de terrain face au jeu, il faudra essayer de pouvoir trouver de la profondeur. Sachant qu’un joueur comme Matheus n’est pas hyper rapide. Il est très dur de défendre pendant 90 minutes de cette manière. A un moment ou un autre, des espaces vont se créer. Là, on pourra jouer dans le dos de la défense. Avec des joueurs rapides sur les côtés, on se montrera dangereux.

















