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Le Stade Dijonnais dans le bon tempo

Mercredi 15 déc 2010 à 11:12 | Par Aurélien Gaudriot
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Auteur d’une bonne première partie de saison (4eme), le Stade Dijonnais peut espérer jouer un rôle dans le sprint final en Fédérale 1. Eric Melville, le coach sud-africain naturalisé français, estime cependant que son club n’est pas encore armé pour accéder en Pro D2.

 

GazetteINFO.fr : A la mi-saison, quel bilan le Stade Dijonnais peut-il tirer ? Plutôt positif non ?

Eric Melville : C’est effectivement positif. Nous avons fait de très bonnes performances à Bobigny (défaite 27-20), à Massy (18-12), où nous avons ramené le point de bonus et où nous n’étions pasloin d’une victoire. On gagne à Bourg-en-Bresse (19-21) et à Strasbourg (12-18). C’est bien, on a toujours réussi à accrocher les équipes à l’extérieur. A domicile, nous avons très bien joué. C’est une grosse satisfaction. On a mis 58 points à Suresnes, 41 à Cergy Pontoise. Dimanche dernier, à Montluçon (22-6), nous sommes déçus de ne pas avoir créé la surprise.

 

Cette défaite à Montluçon est une très mauvaise opération contre un concurrent direct…

C’est une défaite frustrante car les joueurs ont tout donné. Ils ont eu beaucoup de courage. Nous avions trop de joueurs indisponibles. Nous sommes partis avec 21 joueurs, dès le début de match on perd trois cadres de l’équipe donc c’était presque mission impossible… Nous avons dû mettre des trois-quarts à l’avant ! C’est quasiment du jamais vu. Notre effectif est trop juste et nous ne nous sommes pas battus avec nos armes.

 

« Considérés comme un gros morceau »

 

Les blessures joueront un rôle primordial dans la course à la montée ?

Je pense que c’est un point où le club doit progresser. Quand on voit que l’équipe B s’est déplacée à Montluçon à 18 et que nous, nous n’avions même pas les deux premières lignes au complet, c’est inquiétant.  Quand on jouera les gros matchs, nous aurons besoin de tout le monde.

 

L’objectif fixé par Pascal Gautheron, le président du club, était de terminer dans les quatre premiers. Vous êtes dans le coup…

Oui et nous n’allons rien lâcher. Ca aurait été bien d’enchaîner une quatrième victoire de suite. Mais connaissant les joueurs, ils ne vont rien lâcher. J’ai su que Montluçon s’était préparé à bloc pour nous accueillir. Nous sommes considérés comme un gros morceau…

 

Personnellement, êtes-vous content d’avoir choisi Dijon ?

Oui je suis très content. Je découvre plein de choses. C’est une belle région, une belle ville. Malheureusement, nous n’avons pas beaucoup de temps pour visiter. J’ai vu un peu Beaune, Nuits-Saint-Georges… C’est une région qui a beaucoup de qualité et pas que de bons vins !

 

« La Pro D2, on est encore loin du compte »

 

Quelle est votre philosophie de jeu ?

Je pense qu’il faut jouer par rapport à la culture qui existe au club et aux armes que l’on a. Si on a des bons trois-quarts, on va jouer sur les ailes. Il faut trouver les points forts de l’équipe et les exploiter. L’important est que les joueurs prennent du plaisir, que chacun y trouve son compte et qu’ils se donnent pleinement. Il faut tenter des choses mais raisonnablement. Il ne faut pas attaquer à tout va et respecter un certain cadre. Mais quand on est en confiance, on peut tout tenter.

 

Votre expérience d’ancien joueur professionnel (deux fois champion de France en 1987 et 1992, six sélections en équipe de France) servira pour le sprint final…

Oui et non… Ca doit aider. Avec le vécu, je pense que l’on arrive à sensibiliser les joueurs par rapport au comportement à adopter dans ces moments là. L’important est de rester toujours humble, d’avancer  tous ensemble et de progresser perpétuellement.

 

Selon vous, le Stade Dijonnais a-t-il les moyens d’accéder en Pro D2 ?

Non, non, non… Je pense qu’à l’heure actuelle, on est encore loin du compte. A l’avenir, peut-être. Il existe des manques dans l’effectif. Par exemple, on a pu voir que Montluçon avait un collectif beaucoup plus riche. Une équipe souhaitant jouer les premiers rôles de Fédérale 1, ils ne possèdent pratiquement que des joueurs professionnels. Ils ont 35 ou 36 joueurs de très bon niveau. Nous ne sommes pas dans ce cas.

 

Quel est votre favori pour la prochaine Coupe du Monde en 2011 ?

Je ne vais pas être très original, mais je pense que ce sera la Nouvelle-Zélande. Mon cœur aimerait que ce soit l’équipe de France, mais je pense que ce sera très difficile.

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Un commentaire sur “Le Stade Dijonnais dans le bon tempo”

  1. par COLL J Paul

    La montée viendra un jour, il faut travailler et persévérer.Les encouragement d’un footeux.tout mes veux au stade et…….à l’année prochaine.

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