Société

Euthanasie en France : Houpert s’y oppose catégoriquement

Lundi 31 jan 2011 à 11:01 | Par Aurélien Gaudriot
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Sujet tabou, le débat sur l’euthanasie était revenu au centre de toutes les discussions. La proposition de loi sur la légalisation de l’euthanasie adoptée le 18 janvier dernier, a finalement été annulée par le vote des sénateurs la semaine dernière. Le sénateur-maire UMP de Salives, Alain Houpert, médecin radiologue de formation est totalement opposé à cette légalisation.

 

Clos depuis six ans, le dossier sur l’euthanasie a de nouveau été ouvert en janvier. Une semaine après avoir voté en faveur de la proposition de loi sur l’euthanasie, le Sénat l’a annulé le 25 janvier au terme d’intenses discussions. Une décision que partage le sénateur-maire de Salives, Alain Houpert. Ce dernier est d’ailleurs intervenu lors de la séance du 25 janvier pour défendre cette position : « En tant que médecin, je veux rappeler la nécessité de la confiance entre le médecin et son patient. La tisser, la préserver ne va pas de soi. Faire du médecin un exécutant n’est pas une solution : ce n’est pas un vétérinaire ! Réduire le problème à un choix entre euthanasie et acharnement thérapeutique est le tronquer. Au lieu de légiférer dans la précipitation, travaillons à développer la médecine palliative. On constate que les patients, dans ces centres, ne demandent plus à mourir. Je veux rester sur le terrain, primordial, de la confiance. Légaliser l’euthanasie serait porter atteinte à la dignité de la mission médicale, sacralisée par le serment d’Hippocrate. »

 

9 lits pour 100000 habitants pour les soins palliatifs

 

Alain Houpert marche ainsi dans la même direction que François Fillon. Le Premier Ministre préfère lui aussi améliorer et développer les soins palliatifs en France, comme le veut la loi Léonetti votée en 2005 qui prévoit d’accompagner la fin de vie et interdit tout acharnement thérapeutique. Selon Alain Houpert, « quand les gens arrivent dans des centres de soins palliatifs, ils ne veulent plus mourir ».  Mais il pointe du doigt le manque de moyens des services de santé : « Le problème en France, c’est que nous avons des hôpitaux déshumanisés qui ressemblent plutôt à des cimetières à étages. Il faut humaniser nos centres de soins. En France, il y a 9 lits pour 100000 habitants pour les soins palliatifs. Nous sommes le pays qui consommons le moins de morphine. Pourtant il faut soulager les souffrances. Mais on n’utilise pas assez les moyens d’arrêter la souffrance ».

 

« Ne pas entrer dans le suicide assisté »

 

Plusieurs voix se sont élevées parmi les anti-euthanasies pour mettre en avant un éventuel danger d’une loi favorisant l’euthanasie. Alain Houpert en fait partie : « On ne sait jamais ce qui peut arriver avec des lois comme ça. On a le droit d’être optimiste au présent, mais il faut préparer l’avenir. Cette loi, à l’avenir, avec un régime plus autoritaire, cela peut être très dangereux. » Lui ne veut pas « entrer dans le suicide assisté » et explique que d’autres pays ayant légalisé l’euthanasie active « commencent à revenir en arrière ». En France, le dossier euthanasie repart au placard.

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2 commentaires sur “Euthanasie en France : Houpert s’y oppose catégoriquement”

  1. par le journal de personne

    Je prends ce mot verre et je verse dedans le mot eau, puis j’étanche ma soif avec un mot… car il s’agit bien d’un mot… qui fait moins mal qu’un autre… mais qui reste un mot parmi d’autres.
    Je suis tout comme n’importe qui, une blessée du langage
    Estropiée et peut-être même une handicapée du verbe
    Parce que j’ai dû, dans mon plus jeune âge
    Voler à mon entourage, quelque parole toxique…
    Elle est là…Bien implantée dans ma cage thoracique…
    Non, je n’ose pas dire cortex… parce que ça me restitue aussitôt le contexte… qui, quand, comment ? Tous les bons et les mauvais prétextes.
    Oui, j’ai été écorchée vive, saignée par une parole en l’air, par un mot de trop… lequel ? Mystère !
    J’ai beau le refouler, au fond du fond du fond… il reste toujours sous-jacent…
    Inspirer, expirer… pour ce faire, je clique sur ma petite souris de cervelle, pour réentendre ce mot et m’assurer que je suis bien celle que je crois que je suis… un souci !

    Je suis ici dans votre cabinet, parce que vous prétendez au salut par la parole… alors que je prétends tout le contraire… que la parole est mortelle…
    Quelqu’un qui vous dit : j’ai envie de mettre un terme à ma vie… vous ne pouvez rien pour lui ! Et vous ne pouvez rien contre lui.
    C’est comme ça que je conçois les rapports humains… à mi-chemin entre l’euthanasie et la paralysie. La paralysie ! Et c’est mon dernier mot.
    Accrochez-vous parce que vous n’êtes pas au bout de vos peines !
    Vous rendez-vous compte, toute histoire est tributaire d’un mot et d’un seul… le noyau autour duquel gravitent tous les sentiments…
    Je te crains, tu me crains… c’est toujours un mot, rien qu’un mot qui domine notre esprit ! Qui nous suit et poursuit et nous rend encore et toujours plus petit !
    Le mot qui n’aurait jamais dû être prononcé… je vais vous le révéler… rien que pour m’en débarrasser : J’ai entendu mon père confier à un tiers qu’il n’a jamais aimé ma mère… je ne sais toujours pas pourquoi ça m’a dégoutée de la terre entière !
    Je peux aussi vous révéler celui qui a donné et ôté la vie à une vieille amie, Marie Madeleine…
    Noli me tangere : « Ne me touche pas » lui dit son bien aimé avant de disparaître dans les nuées.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/02/euthanasie/

  2. par fabrice

    J’ai discuté avec des gens très particuliers et bien sûr totalement déconnectés de notre monde que sont les soins palliatifs. Et bien sûr ils ne réparent pas les atteintes à la moelle épinière, au cerveau, à la parole, des yeux. Ils ne guérissent pas non plus les maladies mentales, ni les maladies génétiques et ne font pas repousser les membres sectionnés. Ils ne veulent pas entendre parler d’un monde surpeuplé de grabataires s’il n’y avait plus d’euthanasies, on ne peut aborder avec eux les problèmes de logements, ni les problèmes sanitaires et épidémiologiques, ni fiscaux, ni l’épargne qui est bien trop faible ( à notre époque le livre A devrait avoir au minimum un taux de rendement annuel selon moi d’au moins 6 à 9% net ), ils éludent les problèmes de chômage etc etc etc.

    ALORS OUI LA PENALISATION DE L EUTHANASIE ET PIRE ENCORE SA NON APPLICATION DE L EUTHANASIE QUAND ON L EXIGE AU MOINS POUR SOI DEVRAIT ETRE TRES TRES TRES SEVEREMENT SANCTIONNEE. TOUT COMME LES SOINS PALLIATIFS DEVRAIENT ETRE TRES TRES TRES TRES SEVEREMENT SANCTIONNES AVEC TOUTES LEURS DERIVES ET LES DANGERS QU ILS FONT COURIR A PLUS OU MOINS LONG TERME MAIS DE MANIERE CERTAINE A LA SOCIETE.

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