Economie

En Bourgogne, la reprise économique est « hésitante »

L'intérim a joué un rôle dans faible baisse du chômage

L’Insee Bourgogne présentait jeudi matin le bilan 2010 d’une nouvelle étude économique de la région. En Bourgogne, la reprise est jugée timide.

 

Dans un contexte de reprise nationale et internationale, après la virulente crise économique de 2008, l’Insee Bourgogne observe des signes « hésitants » de reprise. Parmi les points négatifs du bilan, une stagnation des exportations (qui représentent 2 % de l’exportation nationale), une faible activité dans le secteur de la construction avec un nombre de logements ordinaires mis en chantier en baisse de 22 % (+ 2,1 % en France), et une faible activité des transports. Un secteur qui souffre en raison de la forte hausse des prix des carburants.  Le réseau de trafics restent en dessous de ceux d’avant la crise.

 

La hausse des carburants passe mal

 

Au niveau de la création d’entreprises (11724 créations), les résultats sont variables avec de fortes hausses dans la construction et l’immobilier et des baisses sensibles dans les transports et les activités financières. 59 % des nouvelles unités sont créées sous le régime de l’auto-entreprise. Les crédits bancaires accordés à l’économie en Bourgogne ont augmenté de 4,3 %. Au niveau touristique, l’hôtellerie observe une progression de 5,2 % au niveau des nuitées. La fréquentation hôtelière retrouve son niveau d’avant la crise, notamment grâce à une augmentation de la fréquentation française. 2010 est la meilleure année depuis cinq ans. Dans le tertiaire, reprise d’activités dans les services, tout comme l’agriculture qui retrouve des couleurs. Les rendements des végétaux sont proches de la moyenne des cinq dernières années et les cours repartent à la hausse. La récolte viticole voit ses exportations repartirent à la hausse.

 

Léger repli du chômage grâce à l’intérim 

 

Sur le volet de l’emploi, la situation s’améliore mais le tout reste précaire (+ 0,4 %, soit 1400 emplois supplémentaires en Bourgogne) et ne permet pas de faire oublier les catastrophiques années 2008 et 2009 (- 18 800 emplois). La reprise de l’intérim a beaucoup compté en 2010. Ainsi, en décembre 2010, 17700 salariés étaient intérimaires, soit 3600 de plus qu’en 2009 (+ 25,5 %). La construction est le principal utilisateur de l’intérim, mais des secteurs comme l’industrie (+ 36,8 % et du tertiaire (+19,4 %) sont également demandeurs. L’économie régionale sort difficilement de la crise et le taux de chômage reste élevé (8,3 %). En Côte-d’Or, l’intérim aidant, il est le plus faible de la région (7,4 %).

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