Automobile

Olivier Panis : « Prenois est l’un des plus beaux circuits »

Ce week-end, le circuit de Dijon-Prenois accueille le GT Tour et quelques pilotes de renom. Parmi eux, le dernier pilote français vainqueur en Formule 1, Olivier Panis, que gazetteINFO.fr a rencontré.

 

 

GazetteINFO.fr : Entre l’endurance mondiale et le GT français, votre saison semble très chargée ?

Olivier PANIS : Oui, mais c’est aussi ce que j’aime. Cela fait maintenant trois ans que je fais le programme endurance avec Hugues de Chaunac et son écurie Oreca. Depuis l’an dernier, on a la chance de disposer d’une Peugeot 908 officielle dans un très beau championnat, qui nous a réussi en ce début de saison, avec la victoire aux douze heures de Sébring. Mais le championnat de France GT avec une Mercedes du Graff Racing me tient très à cœur car c’est à la fois très convivial et très professionnel. Et puis on a une grande complicité avec mon équipier Éric Debard qui est un type très sympa, sérieux, et surtout et d’une grande rapidité sur la piste.

 

C’est votre grand retour à Dijon !

En effet, cela me fait vraiment plaisir car pour moi c’est l’un des plus beaux circuits. À la fois très atypique et très rapide, où il faut beaucoup de cœur au volant.

 

« Un circuit atypique et rapide »

 

Votre fils court depuis cette saison en Formule 4. Sur certains week-ends, vous évoluez sur les mêmes meetings. Cela nuit à votre concentration ?

Non, Non ! Pas du tout ! Mon métier, je le connais depuis longtemps, donc je sais ce que j’ai à faire… Pour autant il n’est pas faux que ça me fait passer des week-ends un peu plus stressants. À la base je ne l’ai pas du tout poussé à courir et je dirai qu’avec ma femme on a tout fait pour qu’il fasse autre chose ! Mais c’est sa passion, son plaisir et tant que les résultats scolaires suivront, c’est difficile de l’en empêcher…

 

Vous sentez en lui un gros potentiel ?

C’est mon fils, alors il m’est difficile d’être totalement objectif mais il est vrai qu’il a des qualités et aptitudes très intéressantes.

 

Avec la mise en place des nouveaux règlements, on a vécu de nombreux dépassements en F1 depuis le début de saison. Pour autant des voix commencent à s’élever pour dire que ces dépassements, dus notamment au KERS* et au DRS*, seraient trop faciles…

Franchement, ils sont un peu durs de dire cela. On s’est plaint pendant des années que les dépassements étaient trop difficiles, alors on ne va pas se plaindre du très beau spectacle que l’on a cette saison. Bon, il est vrai qu’entre les différents systèmes que sont le Kers et le DRS, ça fait peut-être beaucoup. Il n’est pas faux de dire que ce sont des artifices, mais on doit aussi avouer que ça nous donne de belles courses. Mais attention, ce sont aussi les caractéristiques des circuits qui permettent les dépassements. Pour preuve, leur nombre très important en Chine ou en Turquie contrairement à Melbourne. Tu verras qu’à Barcelone ou Monaco, on en aura beaucoup moins.

 

 

* Le KERS permet une récupération d’énergie lors du freinage, que les pilotes peuvent réutiliser par la suite, en appuyant sur un bouton permettant le déclenchement d’un afflux supplémentaire de puissance de 80 chevaux dans les phases d’accélération.

 

* Le DRS est le système qui équipe les Formules 1 depuis cette année, permettant de changer l’inclinaison de l’aileron arrière, de diminuer l’appui aérodynamique lorsqu’elles se trouvent derrière un autre monoplace sur certains secteurs d’un circuit, et donc de prendre de la vitesse.

 

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2 commentaires sur “Olivier Panis : « Prenois est l’un des plus beaux circuits »”

  1. par Greg

    Ca va être énorme

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