Chômeurs, un emploi vous attend dans l’hôtellerie-restauration
Envoyer à un ami Imprimer Réagir | Partager Partager
En Bourgogne, 3500 emplois sont à pourvoir dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Etonnant alors que le chômage est en hausse (voir ici). Patrick Jacquier, président départemental de l’ Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH), estime que le secteur souffre d’une mauvaise image injustifiée. Mais il veut croire à une évolution sur ce point.
GazetteINFO.fr : Alors que le chômage reste encore très élevé en France, comment se fait-il que le secteur Hôtellerie-Restauration propose 200000 emplois en France (3500 en Bourgogne) ?
Patrick JACQUIER, président de l’UMIH en Côte-d’Or : Dans le milieu, nous en sommes également étonnés. Ce métier souffre certainement de la réputation d’horaires difficiles. Indéniablement, les horaires de l’hôtellerie-restauration sont des horaires forcément décalés. On travaille souvent quand les autres sont au repos, car par la force des choses, les autres sont au repos car ils viennent dîner au restaurant… Je pense que cette réputation vient du fait qu’auparavant les horaires de travail étaient beaucoup plus denses. Aujourd’hui, je pense que chaque professionnel respecte autant qu’il le peut les horaires. C’est donc un métier comme les autres. 30 à 35 % de la population française qui travaille le week-end. L’hôtellerie et la restauration font partie de ces métiers là au même titre que les taxis, les médecins, les infirmiers…
Comment faire évoluer cette image négative ? Qu’est-ce que le secteur peut faire valoir ?
Nous essayons de faire valoir qu’il y a beaucoup d’autres métiers soumis à des horaires normaux de travail. Et les inconvénients qu’il pouvait y avoir hier sont complètement rayés. Et c’est plutôt un secteur où l’on est plutôt bien payé par rapport à d’autres métiers. Tout dépend du lieu où vous travaillez. Mais aujourd’hui, le SMIC hôtelier et de la restauration est supérieur au salaire minimum d’aujourd’hui.
« L’ascenseur social est important »
L’image renouvelée et rajeunie du secteur peut-elle attirer les jeunes ?
Je pense oui. Il y a deux métiers dans la restauration. Celui de cuisinier qui est un métier de passion. Et les métiers de chef de rang, de maître d’hôtel, de serveur, qui sont des métiers de service qui permettent d’être en contact avec des gens de tout horizon, de parler des langues étrangères… S’il y a des points négatifs à nos métiers, il existe aussi des points très positifs.
Vous parliez de cuisine. Les émissions télévisées à succès qui fleurissent actuellement doivent donner envie aux jeunes de se lancer dans cette voie ?
Je pense que ces émissions sont positives. On y voit des gens passionnés par ce métier. Et on se dit « tiens, c’est peut-être ce que recherchent les jeunes ».
« Un secteur qui bouge »
Quels profils sont les plus recherchés ?
Il y a de l’emploi dans tous les métiers. Nous cherchons des jeunes volontaires qui ont une réelle envie de réussir. C’est un secteur où l’ascenseur social est important. Quand les jeunes ont envie de se bouger et n’hésite pas à bouger dans d’autres villes, il y a un ascenseur social qui est extraordinaire. On peut, en partant de la base, être un jour responsable d’un restaurant ou d’un hôtel. Et ça, c’est une chose fabuleuse dans ce métier. Il y a beaucoup d’exemples. C’est ce que nous allons essayer de mettre en valeur dans la communication de l’UMIH à ce sujet. De jeunes apprentis sont devenus aujourd’hui, à travers le monde, directeurs d’un restaurant, d’un hôtel. C’est un bel exemple d’un secteur qui bouge.
Quels sont les qualités principales pour exercer dans le secteur de l’hôtellerie-restauration ?
C’est un métier qui nécessite de l’empathie, le sourire et la volonté. Concernant les diplômes, plus on veut commencer haut, plus la valeur du diplôme est importante. Ce qui est bien dans ce métier, c’est que l’on peut débuter par l’apprentissage et réussir à monter plus haut.
















