Bourgogne / Industrie : 23 mesures pour « favoriser l’innovation et les financements »
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En mars 2010, l’Etat a annoncé des mesures pour impulser une nouvelle politique industrielle au terme des Etats généraux de l’industrie. 23 mesures en sont issues et ont pour but d’accompagner l’industrie française (77 % des exportations en France) vers les marchés durablement porteurs de croissance et d’emploi. Décryptage avec Isabelle Notter, directrice régionale de la DIRECCTE *.
GazetteINFO.fr : En quoi consistent les Etats Généraux de l’industrie ?
Isabelle NOTTER : Ce sont des mesures qui ont été décidées en 2010 après tout un travail préparatoire en 2009. Les 23 mesures visent à développer l’industrie en France. Et ce faisant, maintenir l’emploi en France, voir le développer.
Dans quel état de santé se trouve l’industrie bourguignonne à l’heure actuelle ?
En Bourgogne, nous avons une industrie qui est davantage représentée par rapport à la moyenne nationale. Nous sommes quelques points au dessus de la moyenne en termes d’emploi. La Bourgogne a été très impactée par la crise de 2008. Notre région travaille plus particulièrement dans la métallurgie et la plasturgie. Ce sont des secteurs qui travaillent avec le pôle nucléaire mais aussi toute la sous-traitance automobile. Il y a aussi de l’agro-alimentaire. Nous avons deux pôles de compétitivité qui témoignent bien de ces caractéristiques industrielles : agroalimentaire d’un côté avec Vitagora, et pôle nucléaire de Bourgogne avec des entreprises qui ne travaillent pas sur les réacteurs, mais sur les caissons qui vont les recueillir. Donc un travail très spécialisé.
Quels sont les grands axes des Etats Généraux de l’Industrie ?
Sur les 23 mesures, il faut retenir qu’il faut favoriser l’innovation, faciliter les financements et favoriser la formation des salariés. Pour favoriser l’innovation, les entreprises doivent travailler ensemble. Soit dans le cadre des pôles de compétitivité. La logique du pôle de compétitivité, ce sont les grandes entreprises et l’Université qui vont, en matière de recherche, travailler avec des PME . Il s’agit d’associer un maximum de PME sur des projets de recherche. Un autre moyen de développer l’innovation dans les entreprises, c’est de les faire travailler ensemble dans la logique d’une filière. On a eu l’exemple d’une filière éolien où vous avez une association d’entreprises de la conception, la fabrication et de la maintenance des matériels. Des métiers différents vont se retrouver à devoir travailler ensemble. On travaille également avec les sous-traitants de l’automobile pour les engager à avoir des projets de recherche collectifs, voir de diversifier leur portefeuille de clients. Ils travaillent avec l’automobile, mais peut-être pourraient-ils travailler avec l’aéronautique ou le ferroviaire. C’est la problématique de l’innovation.
« Associer les PME sur des projets de recherche »
Mais il faut aussi du financement…
Justement, une des mesures des Etats Généraux de l’industrie, c’est de faciliter le financement des entreprises avec des dispositifs spécifiques. On a parlé de la caisse des dépôts et consignations qui va servir de vecteur pour diffuser dans l’économie régionale des moyens de financement qui sont réunis au niveau national. Oséo est un opérateur tout à fait important qui peut apporter des garanties aux entreprises et favoriser le développement des plus petites entreprises. Les agences de développement régionales et départementales ont aussi un rôle à jouer.
Au niveau de la Côte-d’Or, qui pourrait participer à ce financement ?
Il peut y avoir Oséo, la Caisse de dépôt et consignations, Bourgogne Développement. On peut bien évidemment penser au conseil régional de Bourgogne et au Grand Dijon.
La Bourgogne doit-elle appuyer sur ces secteurs privilégiés ou se lancer dans des filières d’avenir ?
La Bourgogne compte cinq grandes filières (plasturgie, métallurgie, automobile, agroalimentaire, pierre de Bourgogne) qui sont installées. Si on voulait trouver un secteur qui se développe, c’est l’éolien. C’est un secteur qui est tout jeune. Le représentant de la filière a expliqué qu’une quarantaine d’entreprises faisaient partie de son cluster (grappe d’entreprises). En Bourgogne, on n’a pas tant d’entreprises qui fabriquent des mâts d’éoliennes. Vous voyez qu’à partir d’une entreprise relativement petite de 60 salariés, on a des projets pour 100, puis 200, 1000 puis à termes 5000…
Faut-il s’ouvrir davantage sur l’Europe ?
Oui, car nous accueillons des entreprises étrangères. Nous avons besoin d’exporter car nos clients ne sont pas exclusivement français. On ne peut pas vivre en autarcie. Nous cherchons à attirer des entreprises, françaises et étrangères, et à développer nos exportations, que ce soit en Bourgogne ou pour la France.
* DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi)
Le plan d’actions issu des états généraux comprend 23 mesures réparties autour de cinq leviers d’action :
- mettre l’industrie au cœur d’un grand projet commun
- développer l’emploi et les compétences sur les territoires
- structurer les filières industrielles françaises et promouvoir une relation partenariale entre donneurs d’ordre et sous-traitants
- renforcer la compétitivité des entreprises et l’innovation
- assurer le financement de l’industrie en France

















C’est bien gentil tout ça, toutes ces belles déclarations d’intentions, mais peut être serait il plus honnête de dire à tous que le traité de Lisbonne (vous savez celui rejeté par le vote des français à 55% et imposé par les députés UMP et PS) autorise et même encourage les dé-localisations d’entreprises françaises par exemple, vers des pays à bas coûts salariaux. Ceci étant au sein de l’UE OU NON . Tapez sur google « traité de Lisbonne+ dé-localisations+ article » vous allez tomber de l’arbre. Bien sur ce genre d’infos ne fait pas la une des journaux. C’est une honte, une trahison à notre nation à notre peuple. Nous commençons aujourd’hui à voir le résultat. Trouvez moi un seul député qui propose une loi pour interdire les dé-localisations… Il n’y en a aucun et pour cause, il se ferait taper sur les doigts et très fort. ALors tenter de faire croire aux français qu’on lutte contre ce phénomène alors qu’on le favorise à 200% à Bruxelles et dans les ministères parisiens, j’appelle cela de la trahison. Nous ne serons jamais compétitif contre les chinois, viet-namiens,indiens,tunisiens….. Mais tout le monde s’en fout, tout le monde boit les paroles de Sarkozy ou Hollande sans jamais se poser de questions. Mais quand nous aurons un taux de chômage comme les espagnols 21%, quand nous aurons nos conventions collectives de suspendues comme les grecs, quand l’âge de la retraite sera retardé comme les italiens à 67 ans, que le SMIC sera supprimé comme en Allemagne…la liste est longue, alors peut être à ce moment là les français commenceront à bouger leur cul et à ouvrir les yeux. Mais bon en attendant , Sarkozy vient de nous entraîner dans la spirale de l’austérité et cela pour des années et des années. Je conseille à chacun d’écouter et de lire des gens commes Jacques Sapir, François Asselineau, Pierre Jovanovic. Vous comprendrez un peu plus certaines choses. Malheureusement tout le monde s’en fout en France. Combien de nouvelles taxes ont été crées depuis 5 ans, combien d’emplois dans la fonction publique ont disparus, combien de dé-remboursement dans la santé… et pour quel résultat ??? L’UE et l’€ devaient nous apporter tant de choses et voilà ce que nous avons. De plus la majorité des français vont encore donner les clefs aux responsables de cette situation. De gauche comme de droite, ils sont tous coupables, aucunes villes n’est à l’équilibre, aucuns départements ou régions. Regardez Dijon et son sénateur-maire qui fut administrateur de DEXIA et qui a démissionné quand il a sentit que ça commençait à puer. Mais DEXIA est responsable de l’augmentation de taxes locales dans des centaines de villes en France en ayant vendu ces emprunts pourris. Y a t’il un procès ? Des responsables sont ils traduits devant la justice ??? Essayez de vendre sur e-bay un truc pourri et vous allez vous retrouver devant un juge. Une honte, mais pourtant il y a d’autres possibilités des gens comme Dupont-Aignan ou Mélenchon de l’autre côté proposent des choses. On attend quoi pour les essayer, d’avoir un salaire chinois avec des prestations sociales indiennes et une liberté démocratique du moyen-orient ??
bien votre commentaire jock, je suis de votre avis,en 5 ans sarko n’a pas été foutu de mettre la france a hauteur de l’allemagne il n’arrive pas a la cheville d’angela merkel.le chomage augmentera de plus en plus,il y aura beaucoup de dépot de bilan,mais aussi de délocalisation, déjà psa qui va licencier,mais va investir au brésil.?????
Un travail préparatoire en 2009, des mesures décidées en 2010, une application en 2012…. Devant une réactivité exemplaire face à la crise, nos têtes pensantes n’ont jamais été si nombreuses! Combien de réunion, de rapport, de déplacement et autres notes de frais pour une application 4 ans plus tard et des résultats qui se feront sentir dans minimum 2 ans (soit 2014) bref, pour du long terme, c’est du long terme !
ayant travaillé plusieurs années en maintenance industrielle , mais également en transferts de machines et d’usines , la délocalisation n ‘est pas un vain mot, c’Est une TRISTE réalité:
AMORA , SEB, URGO, PSA …
TOUT NOTRE SAVOIR FAIRE SE DILAPIDE, plutôt que de le capitaliser en FRANCE ???