Patrick Laforet : « Attirer 4000 visiteurs à Entreprissimo »

Patrick Laforet
Entreprissimo l’événement, le plus grand salon économique du Grand Est, revient les 24 et 25 novembre prochains au Congrexpo de Dijon après un an d’absence. Une organisation de la CCI Côte-d’Or… L’occasion était donc toute trouvée de faire le point avec son président Patrick Laforet, un an après sa réélection à la tête de la chambre.
GazetteINFO.fr : Quelles sont vos ambitions pour ce retour d’Entreprissimo l’événement ?
Patrick LAFORET : L’idée est de continuer à imposer cet événement comme un incontournable dans l’univers économique local, qui porte sur notre capitale régionale, mais aussi sur l’ensemble du Grand Est.
D’ailleurs on peut noter que plus de 30 % des exposants ne viennent pas du local. Ça se présente donc très bien et le programme le mérite avec de grands débats, des ateliers, des formations, du réseautage efficace, de la création individuelle d’événements par les exposants.
Je pense notamment à Exportissimo. On connaît l’importance de l’exportation dans l’économie et dans l’industrie. Une journée est dédiée à ce concept, avec la présence de Pierre Lellouche, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur. Il y a aussi une grande nouveauté avec les Rencontres d’affaires du Grand Est (les Rage) qui sont totalement pertinentes par rapport aux problématiques du développement économique de notre territoire car, étant bloqués entre le bassin parisien au nord et le Grand Lyon au sud, notre destin est probablement plus en direction de l’est sur l’axe Besançon - Mulhouse - Bâle.
Ne reste plus que la sanction du public. On a bon espoir d’attirer environ 4 000 visiteurs, ce qui sur un salon très spécialisé serait très bien. Je crois vraiment que le fait de faire Entreprissimo tous les deux ans est le bon timing, car cela lui permet d’être attendu, de reprendre son souffle. Et puis on doit bien dire que cet événement qui est très important dans l’animation du débat économique, et qui était au cœur du contrat de mandature, trouve son équilibre, ce qui est important, car les CCI sont totalement inscrites dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, qui nous imposent une économie de 15 %. Cela nous oblige donc à être encore plus vigilants.
Quelle est votre perception de la mise en place du plan de rigueur ?
Je crois que la vraie question est de savoir si on va changer de modèle économique et si on va vers un basculement complet depuis l’Après-guerre…
Va-t-on rentrer dans une nouvelle donne et quel va être le coût de cette adaptation ? On redoute en effet que la consommation qui aura un effet sur le commerce craque un peu, que la croissance ne soit pas au rendez-vous, ce qui pourrait nuire à différentes industries et aux entreprises de services qui en sont dépendantes.
Alors si nous ne sommes pas des faiseurs de miracles, notre rôle est de créer les conditions d’amélioration, afin que les entreprises puissent être mieux formées, mieux préparées, apprennent à mieux réseauter… Mettre en place des solutions collectives afin de soulager les entreprises dans leur combat quotidien.
Il y a an déjà, les CCI de Dijon et de Beaune fusionnaient en une seule entité, la CCI Côte-d’Or. Premier bilan ?
Il y a eu une période d’adaptation nécessaire car tout cela s’est fait de manière très rapide, qui plus est dans une période où on nous demandait de faire des économies.
Mais on peut dire, car c’était la crainte, que nous avons su assurer la continuité du travail sur chaque territoire et notamment à Beaune.
Nous avons d’ailleurs mis en place la Direction des territoires, et des ressources dédiées sur Beaune, assuré la continuité de l’agence Beaune développement. Je crois que tout cela s’est fait de manière douce et apaisée et je crois que l’on peut dire que la CCI Côte-d’Or est désormais en marche à travers ces trois territoires. Nous sommes donc toujours dans cette logique, non pas de centralisation sur Dijon, mais d’un maillage très étroit du territoire, pour être au plus proche des ressortissants.
Depuis 2006, vous vous êtes battu afin de sauver, puis de développer l’aéroport Dijon Bourgogne à travers le projet Renaissance. Où en sommes-nous ?
En effet ce projet Renaissance, initié depuis 2006, se développe commercialement notamment grâce aux vols Eastern Airways en direction de Toulouse, Bordeaux, Nantes et Southampton, qui ont permis de réellement désenclaver Dijon. De vraies réussites qui ont permis en très peu de temps de passer de 20 000 passagers par an à près de 60 000.
Les premiers objectifs sont donc atteints avant de passer aux étapes suivantes, à savoir le développement de Dijon à un hub européen permettant d’accéder à l’Europe de l’est, et puis la capacité d’accueillir des vols low coast de Ryan Air. Alors il faut bien savoir que la concession de l’aéroport à la CCI Côte-d’Or devait se terminer à la fin de cette année. C’est repoussé à la fin 2012, car les choix administratifs le réclament, mais la région sera amenée à reprendre la main et à lancer un appel d’offres pour une nouvelle concession. Alors nous serons, le cas échéant, candidats et là… différentes questions se posent… Irons-nous seuls ou accompagnés ? Selon le cahier des charges, il est encore un peu tôt pour répondre…
Tous les indicateurs semblent au vert, pour autant le colonel Vigilant de la BA 102 a déclaré que les frais afférant à la sécurité et aux tours de contrôle (plus d’un million d’euros par an) ne seraient plus assurés par les militaires…
Je tiens tout d’abord à rappeler que la BA 102 qui a toujours joué le jeu avec l’aéroport civil, est à l’heure actuelle très arrangeante. Je note d’ailleurs que le colonel Vigilant a rappelé qu’il était attentif et intéressé à son développement. Bon, tout cela est en cours de négociation, tout cela dépend de l’évolution du trafic. S’il augmente comme prévu, il est logique que les coûts de maintenance remontent. C’est de toute façon une négociation qui se passe entre la région, les militaires et l’État. Il y a bien sûr quelques points d’interrogation car qui peut prédire la présence des militaires à la BA 102 dans dix ans ? Ce que je sais, c’est que grâce au développement de l’aéroport, les coûts supportés par les quatre collectivités s’amenuisent année après année, pour arriver à terme à l’équilibre. Maintenant ne vous inquiétez pas, si des charges non prévues venaient à s’ajouter, elles seraient assumées .
















