DFCO / Carteron : « Atteindre 20 points à la trêve »
Envoyer à un ami Imprimer Réagir | Partager Partager
Pour passer de bonnes fêtes de fin d’année, Patrice Carteron souhaite que le DFCO totalise un total de 20 points à la trêve. En raison d’un calendrier peu clément, le déplacement à Nancy samedi constitue une première marche capitale.
A peine le temps de savourer la précieuse victoire dijonnaise contre Bordeaux (2-0), Patrice Carteron avait déjà Nancy en tête. Un déplacement en Lorraine, contre un concurrent direct, qu’il considère comme une finale pour le maintien. Excessif ? Pas tant que ça en prenant connaissance de ses arguments. « Nous avons un calendrier difficile * avec un déplacement à Lille, un derby… Donc il est logique de considérer ce match contre Nancy comme une finale. D’ici la trêve, on doit atteindre 20 points. C’est notre chance pour le maintien. » Certainement une volonté de sa part de préserver l’état d’esprit affiché contre les Girondins. Car Patrice Carteron craint de revivre le même scénario que lors des déplacements à Caen (3-0) ou Valenciennes (4-0) : « Nous n’avons pas pris conscience de la réalité de notre championnat… La réalité, c’est de gagner contre nos concurrents directs. Pour le moment, surtout à l’extérieur, nous avons volé en éclats. Nous cultivons les paradoxes. Quand on pense qu’on a pansé les plaies, on rechute… C’est pour cela que je dois être toujours vigilant » explique-t-il. Toujours pousser le groupe pour qu’il dégage enfin, à l’image de la seconde période contre Bordeaux, tout l’enthousiasme que l’on attend d’un promu. « Il faut dégager plus de méchanceté positive et se dire qu’à chaque point pris, on se rapproche de l’objectif maintien. »
Afficher l’enthousiasme du promu
En Lorraine, le moral nancéen est revenu au beau fixe après une entame de championnat catastrophique. Vainqueurs de trois de ses quatre derniers matchs, les Nancéens semblent avoir trouvé une formule magique en 5-4-1. Pas très glamour, certes, mais efficace. « Nancy joue le béton armé depuis quelques semaines. Jean Fernandez a eu l’audace et le talent de changer de tactique et passer à cette défense à 5. Je lui tire mon chapeau » déclare Carteron qui se contenterait bien d’un match nul…et vierge. Dijon devrait jouer regroupé pour obliger son adversaire à prendre le jeu à son compte. « Ce type de tactique, c’est bien quand on peut jouer en contre. Surtout qu’ils possèdent des joueurs offensifs capables de se projeter rapidement vers l’avant. Mais en attaque placée, ça peut poser problème » estime-t-il.
Comment contourner une défense à cinq ?
Autre paramètre à prendre en compte, la pelouse. Comme Lorient, l’AS Nancy-Lorraine évolue sur un terrain synthétique. Un changement notable qu’il faudra assimiler rapidement pour ne pas se faire surprendre. Mais cela ne semble pas inquiéter outre mesure des Dijonnais qui s’entraînent depuis un mois sur un synthétique nouvelle génération. « Je suis plutôt de la vieille école donc je préfère le gazon, confie Carteron. Mais je dois bien avouer que c’est très agréable de jouer dessus. Le synthétique apporte plus d’intensité, les joueurs ont de très bons appuis et la qualité de jeu est meilleure. Cela peut influer sur mes choix. » Espérons seulement que Dijon ne terminera pas le nez dans le gazon… cela risquerait d’être douloureux.
* contre Sochaux, à Lille, contre Saint-Etienne, à Auxerre
Un groupe au complet contre Nancy :
Reynet, Tchagouni – Meïté, Diallo, Zarour, Bamba, Souprayen, Malouda, Varrault – Sankharé, Bauthéac, Guerbert, Corgnet, Altama, Bérenguer – Jovial, Thil, Courgnaud
















