Société

Transports : les Bourguignons émettent 474 000 tonnes de CO² par an

Pour aller travailler ou étudier, les Bourguignons émettent 474000 tonnes de Co² par an. Une faible utilisation des transports en commun et l’étalement urbain expliquent que la Bourgogne ne figure qu’au douzième rang des régions les moins émissives.

 

 

D’ici 2050, la France s’est fixé comme objectif de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre. En 2007, la quantité de CO² émise sur le territoire français s’élevait à 439 millions de tonnes. Le dioxyde de carbone est au cœur de la problématique du développement durable, dont les transports routiers sont responsables d’un tiers de ces émissions. Depuis 1990, le bilan carbone des déplacements des ménages français s’est alourdi de 10 %. En Bourgogne, selon une étude de l’Insee, les 675 000 actifs occupés et étudiants du supérieur, qui parcourent 3,7 milliards de kilomètres, sont à l’origine de 474 000 tonnes de dioxyde de carbone rejeté par an dans l’atmosphère. Chaque Bourguignon émet en moyenne 128 grammes de CO2 par kilomètre contre 120 grammes en France métropolitaine.

 

Développer l’offre de transports en commun

 

Pour expliquer ce bilan, plusieurs raisons sont avancées. Tout d’abord, « une moindre utilisation des transports en commun et d’un parc de véhicules un peu plus ancien et par conséquent plus émissif » explique l’Insee. Autre motif, la Bourgogne étant une vaste région, la population est dispersée sur le territoire, tandis que les emplois et établissements de formation sont concentrés dans les grandes villes. Les Bourguignons font donc partie des Français qui effectuent les plus longs trajets (15 km en moyenne). Une distance qui n’incite pas cette population à utiliser les transports en commun. La voiture reste le mode de transport privilégié des Bourguignons pour les trajets de courte et moyenne distance. Le train devient un moyen de transport pertinent sur des trajets tels que Dijon-Beaune par exemple. Mais il est encore trop peu utilisé. « Dans le périurbain, on a du mal à trouver un mode de transport en commun vraiment adapté » note l’Insee.

 

La périurbanisation : facteur dégradant

 

Problème, la périurbanisation se poursuit à grande échelle dans notre région. Et ce desserrement urbain va de pair avec une augmentation des rejets de dioxyde de carbone. Les trajets domicile-emploi se sont allongés en moyenne de deux kilomètres en 10 ans, ce qui occasionne le rejet de 7900 tonnes de CO² supplémentaires. Le Grand Dijon fait, par exemple, partie des zones périurbaines où le volume de Co² émis est très important. Les  85 000 actifs et étudiants dijonnais rejettent 30 000 tonnes par an dans l’atmosphère pour effectuer leurs déplacements dans ou à l’extérieur de Dijon. Autour de Dijon, les liaisons reliant Quetigny –Chevigny à Dijon sont chacune à l’origine d’un rejet de plus de 4000 tonnes de CO² par an.

 

Relativement bien utilisés dans l’aire urbaine de Dijon, les transports en commun vont continuer de se développer avec l’arrivée du tramway. L’étude de l’Insee et de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) préconise un recours accru aux transports en commun, au vélo et au covoiturage pour alléger le bilan carbone.

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2 commentaires sur “Transports : les Bourguignons émettent 474 000 tonnes de CO² par an”

  1. par Annick

    Le vélo, une belle idée! Pourqoi ne pas relier les villages par de vraies pistes cyclables comme en Allemagne entre autre? Curieusement,les réfections de routes ou les routes nouvelles n’intègrent pas cette idée simple.C’est vraiment drôle de voir se terminer un bout de piste par la grande route bien dangereuse. Que doit on faire, avoir un voiture relais à cet endroit?…

  2. par Etienne

    Il y a un livre qui vient de sortir, qui apportent des réflexions intéressantes sur les liens entre étalement urbain et transports et donc pollution. Qui pointent les responsabilités, surtout économique, finalement. Et surtout, il apporte des solutions, qui vont au delà du basique « densifier ! densifier ! » que les gens ne veulent plus entendre comme un prétexte pour le bétonnage sans espaces verts !
    ça s’appelle « LA TENTATION DU BITUME. Où s’arrêtera l’étalement urbain ? » (Auteurs : Eric Hamelin et Olivier Razemon, sociologue et journaliste).
    Trés bon livre à lire, pour tous ceux qui veulent essayer de faire quelque chose !

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