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Nicolas Ritz : « Au moment où je marque… Tout explose ! »

Dimanche 29 jan 2012 à 22:01 | Par Aurélien Gaudriot
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Retrouvez les réactions des joueurs dijonnais et du président Olivier Ritz après leur victoire en finale de la Coupe de France dimanche contre Rouen (6-7 après prolongations).

Diaporama photos signé Eric Capelli.

 

 

Benoit QUESSANDIER : « C’est assez rare de voir un tel score pour une finale… Généralement, ce sont des matchs assez fermés. Les spectateurs ont dû apprécier cette succession de retournements de situation. Rouen est une grosse équipe qui a l’habitude de ce genre de rendez-vous. Au début de match, nous sommes arrivés trop timidement sur la glace… Nous sommes parvenus à limiter la casse en première période. Nous méritons cette victoire. Les prolongations, c’est un peu pile ou face, la pièce est retombée de notre côté, c’est superbe ! Surtout que ce match était particulier pour nous car Rouen est mon club formateur, mon lieu de naissance, là ou je retourne l’été… Cela ajoute de la saveur à ce succès. J’ai essayé de ne pas trop y penser et de me concentrer sur l’objectif. C’est une belle histoire. »

 

 

Gabriel DA COSTA : « On n’imaginait pas une finale qui se termine sur ce score… C’était vraiment énorme. Le match était très serré au premier tiers-temps, assez bloqué des deux côtés car on s’observait. Nous avons fait preuve d’un peu de fébrilité. A partir du deuxième tiers-temps, les deux équipes ont lâché les chevaux ! Les deux meilleures attaques de Ligue Magnus ont tenu leur standing ce soir ! C’est une véritable victoire d’équipe, nous nous sommes battus pour ça et nous ramenons cette Coupe à la maison. Nous sommes des combattants et c’est cet état d’esprit qui nous fait gagner. Bercy ? C’est vraiment pas mal ! J’aimerais y revenir très rapidement ! La même salle à Dijon ? Peut-être pas si grand mais une petite patinoire de 5000 places, ce serait pas mal ! »

 

 

Thomas DECOCK : « Cette victoire fait énormément plaisir. Surtout la manière. Nous avons eu du mal à entrer dans le match. Sûrement la nervosité… Au deuxième tiers, nous avons montré notre vrai visage et fait la différence. On aurait aimé, pour nos nerfs, gagner avant les prolongations. Mais gagner, au bout du bout, c’est vraiment bon ! Les festivités ? Je ne sais pas trop… Je sais juste que festivités il y aura ! »

 

 

Nicolas RITZ : « Au moment où je marque le 7eme but, j’ai ressenti un immense soulagement… Et on est plongé dans un grand vide aussi ! Le public qui se soulève, qui hurle, les coéquipiers qui se jettent sur toi… Tout explose ! Nous avons mal démarré, en raison d’une certaine nervosité. Après, on rebondit bien et on commence à jouer notre jeu. Ils ont pris pas mal de pénalités, ce qui nous a permis de profiter des espaces et de mettre notre jeu en place. Le fait que nous sommes deux équipes très offensives explique ce score fleuve. »

 

 

Martin GASCON : « Cette victoire acquise en prolongations fut très intense. A 6-4, on se fait remonter… C’est comme les montagnes russes pour le cœur ! Une grosse émotion positive suivi d’une grosse émotion négative. Et la mort subite, c’est indescriptible… Nous étions un peu nerveux  en début de match. Nous découvrions cette grande salle de Bercy, jouions contre un adversaire redoutable qui vient d’être sacré champion d’Europe et qui a l’expérience de ces rendez-vous… Eux savent rester calmes. Après le premier tiers, on s’est dit que ça faisait un mois qu’on parlait de ce match, et qu’il fallait qu’on se mette à jouer. Nous sommes parvenus à nous libérer. Quand ils sont revenus à 6-6, il fallait surtout garder le moral. C’était compliqué. Au final, c’est une belle récompense. En Ligue Magnus, la route est encore très longue. Les playoffs, c’est encore plus dur. C’est un tournoi de longue haleine… Mais pourquoi pas réaliser quelque chose de grand en championnat… »

 

 

Olivier RITZ (président du DHC) : « En 2009, nous en avions pris six contre Grenoble. Aujourd’hui, nous en prenons de nouveau six mais nous en marquons sept ! C’était génial de voir le public, les partenaires et les collectivités pousser ainsi derrière nous. En 2006, nous étions 200, cette année 1500… Le dernier but me fait d’autant plus plaisir puisqu’il est 100 % dijonnais avec Guttig qui passe à Ritz. C’est notre politique de formation qui est récompensée. On ne pouvait pas rêver mieux. Au cours de cette finale, je n’ai pas douté. Je n’étais pas vraiment stressé car atteindre la finale à Bercy était déjà quelque chose de grand. Peut-être un peu tendu lors de la prolongation car Rouen nous avait battu cette année en prolongations en Coupe dela   Ligue.Lebut étant venu tout de suite, nous n’avons pas trop eu le temps de stresser. Ce titre va faire évoluer le club car on parle de lui. Cette finale montre que les hockeyeurs français sont de qualité. Les deux tiers de notre effectif sont français, Dijon dynamise la formation. Pour le championnat, il ne faut pas s’enflammer. Nous réalisons un beau parcours et il faudra recommencer cette aventure dès mardi contre Epinal. Si on pouvait accrocher la quatrième place, ce serait positif pour reposer les organismes (un tour de playoffs en moins). Le fait d’avoir gagnéla Coupede France va nous enlever de la pression. Nous allons fêter le titre à la patinoire de Dijon, mais il faudra vite se replonger dans le vif du sujet. Il faut maintenant que l’on communique pour montrer que le hockey-sur-glace a sa place à Dijon, et peut mériter de nouvelles infrastructures. »

 

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