Dijon : au lycée Le Castel, les enseignants grondent
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Le lycée Le Castel à Dijon (photo DR)
Au lycée Le Castel à Dijon, élèves et enseignants luttent contre les suppressions de postes qui menacent plusieurs formations.
La politique d’austérité actuelle devrait toucher de plein fouet le lycée Le Castel à Dijon. En effet, le rectorat de Dijon a récemment décidé de réduire, en septembre prochain, les capacités d’accueil de plusieurs formations (Bac professionnel Hôtellerie, BTS Management des Unités Commerciales, BTS Comptabilité et Gestion des Organisations) proposées au Castel. Décisions confirmées le jeudi 26 janvier par le comité technique académique. Ce qui a provoqué la colère des enseignants et des élèves qui ne comprennent pas que l’on touche à des formations « attractives et appréciées des professionnels ». En BTS Management des Unités Commerciales (MUC), les effectifs passeront de 36 à 24 étudiants. En Bac professionnel de 30 à 24. Pourtant, l’attractivité de ces formations ne sont pas à remettre en cause… « Prenons le cas le plus symptomatique des BTS MUC, 800 dossiers de demandes nous parviennent à la rentrée pour 36 places ! Et on va nous demander d ’en accueillir seulement 24… » déplore Sylvain Pidoux, enseignant et délégué syndical Force Ouvrière.
Les raisons qui animent ces choix, les enseignants les ont clairement identifiées : « Passer de 36 à 24 élèves permet de supprimer des dédoublements de classe dans des TP, et ainsi de faire des économies d’heures d’enseignement et donc de professeurs. » Les syndicats dénoncent une qualité d’enseignement dégradée, du fait d’effectifs trop élevés dans les classes. « A plus long terme, on nous demande de réduire notre voilure pour faire en sorte que de nombreux étudiants s’orientent vers l’alternance, estime Sylvain Pidoux. Mais les conditions d’enseignement ne sont pas aussi bonnes et les taux de réussite sont beaucoup plus faibles. » Le jonglage entre l’enseignement pédagogique et le temps de travail en entreprise est selon lui « trop compliqué » pour des élèves sortant du baccalauréat. « L’autre argument en faveur de l’alternance, c’est qu’elle ne coûte pas un sou à l’administration… Ce sont les entreprises qui financent la formation » poursuit Sylvain Pidoux.
Afin de communiquer et sensibiliser sur la menace des ces suppressions de postes, le lycée Le Castel a été le théâtre d’un flash mob lundi après-midi. L’ensemble des personnels, des parents et des étudiants compte demander audience au rectorat « en espérant que la porte soit toujours ouverte pour réviser cette position absurde ».




















Intéressant comme article. J’ai un enfant qui a fait 2 années de formation en hôtellerie (BAC)dans ce lycée.
Des stages qui ne sont absolument pas à la hauteur d’une école d’hôtellerie. Les élèves sont envoyés dans des stages avec des locaux insalubres. Les stagiaires sont de la main d’oeuvre très bon marché en 16 semaines de stages 100 euros aucun dédommagement pour les déplacements (stage à plus de 100 km du domicile).
En début de formation, 500 euros d’achat de matériel dont une grande partie serve pas. Aucune aide (ce qui n’est pas le cas dans d’autres départements).
peu de suivi des profs…..
Au niveau des TP, ce sont toujours les mêmes élèves qui font le service. Les autres « glandent » jusqu’à 23 h….
Pour finir, la dernière promotion du bac peu ont trouvé un travail dans leur branche (à peine 5). Beaucoup sont au chômage.
Les jeunes n’écoutez pas les sirènes des restaurateurs et des profs. Vous serez mal payés et vous ferez un paquet d’heure….!
- Les frais de stage (et donc les déplacements) sont en principe remboursés par le lycée (il y a une enveloppe globale attribuée par l’état qui permet de prendre en charge ces frais), encore faut-il en faire la demande et donner les justificatifs (factures, billets de train…)
- La région finance une partie (voir la totalité) de certains équipements coûteux des élèves de bac pro: ça s’appelle la caisse à outils. La mallette de couteaux par exemple est financée ou les tenues professionnelles (tenues de cuisto ou de serveur).
- Quand aux stages, c’est normalement les élèves qui doivent les chercher (le lycée ne s’y colle, sort son carnet d’adresse et son « vivier de stage » que si l’élève ne trouve pas). Alors pour avoir un stage « digne », il faut s’y prendre tôt pour éviter que les meilleurs stages ne soient déjà pris par d’autres. Bref la qualité du lieu de stage ne dépend pas du lycée!!!
» Flash-mob « …il existe un mot de la langue française plus adapté: » clownerie « .
Et les enseignants réclament plus de respect ,en justifiant leur pantalonnade par les suppressions de postes ? Mais que leurs soi-disant représentants commencent par se rendre(habillés convenablement) aux réunions organisées par leur hièrarchie de tutelle.
Contrairement aux coutumes des spectacles du cirque, je ne salue pas la sortie des clowns .
Réponse gestiofou
Concernant les stages c’est faux, c’est le lycée qui trouve les stages… L’élève peut proposer des établissements stages mais il doit répondre aux critères du Castel ! La qualité des stages dépend uniquement du Lycée en effet les jeunes ont un certain nombre d’objectif ou de TP à faire.
La région finance effectivement la caisse à outil mais en aucun cas les vêtements. La somme (500) que j’indiquais était uniquement les tenues, chaussures, noeud-papillons, serviette etc.. plus broderie au nom de l’école sur les veste de service.
Pour finir le remboursement des frais désolés mais même en faisant le demande nous ne sommes pas remboursés (plus d’argent ou pas encore l’enveloppe etc..)
Je suis désolé mais après 2 ans d’expérience avec cet établissement, je suis sur de mes affirmations.
Le discours que vous tenez et des plaquettes que l’on distribue afin de faire venir les élèves moi je vous donne un vécu en tant que parent.
Dernière information beaucoup d’élèves qui la formation avant la fin de leur formation. 24 en début de formation et à peine 16 en fin de deuxième année ! Là aussi je suis sur de mes sources.
Je suis sure moi aussi de mes affirmations.
Ce sont les élèves qui cherchent les lieux de stage. Le lycée n’intervient que si les élèves ne trouve pas eux même leur stage. Sauf que c’est de plus en plus difficile de trouver des lieux de stage, que les élèves ne cherchent pas beaucoup (j’en vois tous les matins qui bien que la période de stage ait débuté pour leur classe, n’ont pas de stage, car ils n’ont pas cherché ou se sont fait recâlés partout ou ils se sont présentés) et du coup, les enseignants ont un vivier de lieu de stage qu’il proposent aux élèves pour être à peu près sur qu’ils auront un stage dans les délais.Maintenant c’est sur qu’il faut en plus que le stage soit en lien avec la formation pour être validé par le lycée.
Les vêtements (par exemple les blouses, tenues blanches…pour les élèves de sanitaires et sociales par ex sont bel et bien financées par le CRB (90€ par élève). Le Lycée et les parents d’élèves se sont battus plusieurs années et ont motivé leurs demandes de prise en charge de cet équipement personnel. C’est acquis depuis maintenant 3 ans. Peut-être faut-il faire de même au Castel?
Les frais de stage sont pris en charge dans la limite des crédits alloués par le Rectorat (crédits LOLF). La répartition de ces crédits, proposé par le Chef d’établissement, est voté en CA (ou siège des élèves et des parents). Si la somme allouée aux frais de stage est insuffisante pour que les frais de déplacement des élèves soient financés, peut-être faut-il que les parents, enseignants, élèves refusent la répartition faite et en propose une autre???