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Jean-Louis BORG : « Pour un promu, la JDA Dijon se comporte bien »

Mercredi 08 fév 2012 à 11:02 | Par Aurélien Gaudriot
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Jean-Louis Borg (photo Eric Capelli)

 

 

Après avoir touché du doigt une qualification pour la Semaine des As, Jean-Louis Borg et ses joueurs souhaitent atteindre l’objectif maintien au plus vite. Histoire de s’offrir une fin de saison excitante.

 

 

GazetteINFO.fr : Quel bilan tirez-vous de cette première partie de saison ?

 

Jean-Louis BORG : Pour un promu, la JDA se comporte bien. On sait très bien que, quelque soit l’histoire d’un club et ses moyens, il est très difficile de remonter directement en Pro A et de surtout de pérenniser le club dès la première année. Prenons l’exemple de Limoges et Pau qui ont été ou sont en difficulté. Le bilan est positif, mais on espère surtout qu’il le sera en fin de saison. Cela voudra dire que l’on aura assuré un maintien confortable, et peut-être davantage.

 

La saison dernière, le maintien s’est joué à 12 victoires. Beaucoup moins les années précédentes… A combien de points va se jouer le maintien selon vous ?

Il n’y a pas de vérité mais la moyenne doit être de dix victoires sur la dernière décennie. Nous y sommes presque (8 victoires à l7eme journée). Plus vite aurons nous remporté les derniers points manquants, plus vite l’équipe pourra jouer libérée et viser d’autres objectifs.

 

Jouer libéré, c’est ce qui a manqué à vos joueurs pour obtenir une qualification pour la Semaine des As ?

Non, on est libéré quand on a atteint l’objectif principal qui amène beaucoup de pression. Se libérer de cette pression peut être bénéfique en fin de saison. Ce n’est pas la raison pour laquelle nous n’avons pas été en Semaine des As.

 

« Une grosse défense peut permettre de faire une belle saison »

 

Comment caractériseriez-vous la saison de la JDA en cas de qualification en playoffs ?

J’ai du mal à me projeter ainsi. Mais je pense que la saison serait alors exceptionnelle. Un promu ayant le 12eme budget de Pro A qui se qualifie en playoffs, cela revêt d’un caractère exceptionnel. Mais enfin, nous n’en sommes pas là hein !

Les éventuelles absences défensives de certains joueurs portés vers l’offensive, est-ce votre hantise avant chaque match ?

Sincèrement pas. Car je crois qu’ils commencent à comprendre exactement ce que je souhaite. Il y a des moments d’égarement qui nous sont préjudiciables et qui amènent un déséquilibre de l’ensemble de l’équipe. Mais je n’ai pas d’appréhension par rapport à cela. Je suis plutôt préoccupé par un manque d’adresse constant… Ce type de joueurs devrait nous permettre d’être plus performant à ce niveau là.

 

L’adresse, c’est assez aléatoire non ?

Oui, mais on peut concevoir que certains joueurs, qui n’ont pas l’habitude de donner autant d’énergie défensivement, puisse connaître une baisse de leur pourcentage d’adresse. C’est le sentiment que nous avons aujourd’hui.

 

« Augmenter la fréquence des matchs »

  

Pour être au niveau où vous êtes actuellement, il y a forcément des satisfactions dans le jeu ? Lesquelles ?

Je pense que nous avons tout de même montré que nous étions généralement bien en place. La JDA est toujours deuxième défense de Pro A, tout en restant la plus mauvaise attaque. Cela nous permet d’être aujourd’hui huitièmes. Les chiffres le confirment : une grosse défense peut permettre de faire une belle saison. 

 

Le fait d’être parmi les meilleures défenses et moins bonne attaque, est-ce une fatalité ?

Avec l’effectif qui est le nôtre, il y a de fortes chances de retrouver ce schéma. Peut-être pourrions-nous avoir un différentiel moins important. Mais avec le budget qui est le nôtre, c’est difficile de construire une équipe capable de terminer dans les trois meilleures défenses et parmi les meilleures attaques. Aujourd’hui, Gravelines peut le faire…

 

Selon vous, quelle est la meilleure formule pour le championnat de Pro A ?

Il faut passer rapidement à 18 clubs, puis à 20 l’année qui suit. On a clairement besoin de jouer. Les joueurs se lassent de s’entraîner deux fois par jour, cinq fois par semaine, pour 40 minutes de match. Il faut donc augmenter la fréquence des matchs en saison régulière. Et en playoffs, il faudrait passer à trois matchs (deux gagnants) jusqu’en demi-finale et à cinq matchs en finale. Dans ce cas là, il faut faire la Semaine des As sur la capitale pour conserver un événement basket à Bercy. 

 

 

Découvrez l’intégralité de cette interview sur la Gazette de Côte-d’Or du jeudi 9 février 2012. L’équipe de France, les Jeux Olympiques, le passé d’arbitre et de joueur de Jean-Louis Borg et ses rapports avec les autres entraîneurs dijonnais.

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Un commentaire sur “Jean-Louis BORG : « Pour un promu, la JDA Dijon se comporte bien »”

  1. par MAJORANA

    Jean Louis Borg est le meilleur entraineur que la JDA ai eu depuis ces 20 dernieres années et de loin. Qu’on lui laisse les clés , donnez lui les joueurs qu’ils desirent …et il fera de dijon un club dans le top 5 du basket francais.

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