L’entrepreneuriat après le Brexit.

L’entrepreneuriat après le Brexit.

Le 23 juin 2016, 46,5 millions d’électeurs britanniques ont voté la possibilité d’un retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne dans un référendum qui a mobilisé l’ensemble des citoyens (72 % d’inscrits). Avec 51,9% des suffrages contre 48,1% le pays a vécu un bouleversement historique en scellant définitivement sa sortie de l’Union européenne. Cette transition brutale a ébranlé toute la classe politique britannique, étant donné que le premier ministre, David Cameron, a d’ores et déjà annoncé sa démission imminente.

Les entreprises après le Brexit.

En effet, des transformations géopolitiques et économiques significatives sont à prévoir suite à la longue période d’incertitude économique que connaîtra le Royaume-Uni dans un futur proche.
Outre la chute de la livre sterling, du pétrole et la dévaluation pronostiquée du marché de l’immobilier, les agences de notation ont également exprimé leur inquiétude quant à la stabilité économique du Royaume-Uni. Puisque selon Poor’s la note passe, tout à coup, du AAA à AA.
Les marchés financiers, eux-mêmes, n’ont pas été insensibles à l’appel des britanniques, le refus du projet européen s’est fait ressentir jusqu’à Wall Street, avec des experts qui annonçaient une tendance à la baisse dès le premier jour.

De plus, l’investissement et l’entrepreneuriat se verront aussi menacés et moins attractifs après ce cataclysme. Beaucoup de chercheurs, de jeunes talents et d’investisseurs viennent d’Europe. Le Brexit semble aujourd’hui leur tourner le dos, eux et toutes les entreprises qui dépendent directement du marché européen.

Ce que pense nos dirigeants sur le Brexit.

A ce propos, Phil Foster, le directeur général du site Love Energy Savings souligne: « Il y a une chance pour que le Royaume-Uni ne soit plus l’aimant à talents qu’il fut, ceci aura pour résultat plus de bureaucratie et réduira le bassin de candidats dans lequel les petites et les moyennes entreprises ont l’habitude de plonger. »

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, s’est d’ailleurs directement adressé aux entrepreneurs le 24 juin 2016 en déclarant : « Vous êtes le pont, vous êtes la colle – en particulier les jeunes qui sont ici – qui peuvent aider à conduire vers un avenir plus pacifique et prospère, qui fournissent de nouvelles opportunités pour tout le monde. »

Les nouvelles start-up devront, en effet, s’adapter aux nouvelles lois du marché et relever les challenges que la condition économique britannique leur imposera. Et l’entrepreneuriat devra se redéfinir dans son ensemble, pour répondre à de nouveaux enjeux et de nouvelles conjonctures, comme il devra nécessairement maintenir la place qu’occupe le Royaume-Uni dans le monde en matière d’innovations et d’avancées technologiques.

Un lourd challenge attend donc le Royaume-Uni après le brexit, puisqu’il devra non seulement négocier les conditions de sa sortie mais aussi penser des stratégies inédites pour répondre aux nouvelles problématiques, notamment celles d’attirer les entrepreneurs européens après avoir amorti l’impact du Brexit. Il devra indiscutablement rassurer ses entrepreneurs en leur assurant un minimum de coercitions ainsi que plus de flexibilité. Sachant que ces acteurs sont de plus en plus sensibles aux milieux favorables, il se devra aussi d’alléger les réglementations bureaucratiques, veiller au maintien de la fluidité des échanges et à celui de la continuité des réseaux avec le marché européen. Ceci, afin d’atténuer efficacement les éventuels contrecoups du Brexit et asseoir sa place dans le marché économique mondial.

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