Zoom sur les vêtements de protection

Zoom sur les vêtements de protection

Dans le cadre de leur travail, de nombreux ouvriers agricoles sont exposés à des pesticides et des produits chimiques dangereux. Certains travailleurs manipulent quotidiennement des outils coupants et d’autres encore interviennent dans des environnements très poussiéreux. Dans de tels milieux, le risque d’accident grave est très élevé. Toutefois, il est possible de se prémunir de façon optimale contre ces risques en portant des équipements de protection individuelle (EPI). Quelles sont les normes qui régissent ces types de vêtements ? Comment les choisir ? Découvrez toutes les réponses dans ce guide.

Qu’est-ce qu’un EPI ?

Selon l’article R.233-83-3 du Code du travail, un EPI est un équipement constitué de plusieurs dispositifs ou moyens complémentaires conçus pour être portés par un travailleur. Il assure la protection de ce dernier contre les risques susceptibles de menacer sa sécurité ou sa santé principalement au travail. Pour cela, l’EPI doit répondre à des normes très précises.

À chaque risque professionnel correspond un type d’équipement spécifique. Dans l’univers de la soudure par exemple, les cagoules et les masques pour soudeurs sont nécessaires. Il est également recommandé d’utiliser une veste, une blouse, un pantalon, un tablier, une combinaison ou un gilet. Ces vêtements sont indispensables aussi bien dans le secteur public que dans le privé. Dans des boutiques en ligne spécialisées telles que FIP Center, on trouve tout le nécessaire en vêtements de protection. À ces adresses, vous pouvez vous offrir des équipements de qualité supérieure proposés par des fabricants fiables comme U-Power.

Quelle est la différence entre EPI et vêtement de travail ?

Lorsque le travail présente un caractère particulièrement salissant, le travailleur doit protéger les parties du corps les plus exposées ou la totalité du corps si nécessaire. L’usage de matériel professionnel est obligatoire pour assurer la sécurité des employés, pour le crâne les casques de chantier sont essentiels, les casques antibruit permettent de protéger les oreilles des nuisances sonores dues à l’activité, citons aussi les gants de manutention pour toute manipulation répétée et dangereuse. Les ouvriers sont constamment exposés à des risques d’inhalation de gaz et autres particules fines dont la poussière ce pour quoi il est essentiel de porter masques réutilisables dont le filtre doit être changé régulièrement.

Selon l’article R. 233-1 du Code du travail, l’employeur doit fournir gratuitement des vêtements de travail appropriés à ses employés lorsque le caractère particulièrement insalubre ou salissant des travaux l’exige. Celui-ci est également tenu de s’occuper de l’entretien des vêtements afin d’en assurer l’état hygiénique (art. R. 233-42 du Code du travail).

L’EPI, quant à lui, est une catégorie spéciale de vêtements de travail qui sert à protéger l’individu contre les accidents ou les intempéries. Il permet au travailleur d’exercer son métier avec un risque minimal de lésion corporelle ou de maladie. Chaque EPI est adapté à un risque spécifique et aux conditions de travail de celui qui le porte. Dans certaines professions, ce vêtement protège la peau de tout contact avec des produits nocifs. On l’utilise aussi comme une barrière étanche entre le corps de l’individu et son environnement de travail. Le port des EPI est imposé dans de nombreux secteurs d’activité comme l’agroalimentaire, le secteur médical ou celui de la construction. Pour cela, ces vêtements sont régis par la norme européenne EN 340.

Quelles sont les différentes catégories d’EPI ?

On distingue trois catégories d’équipements de protection individuelle. La classification se fait en fonction du risque et de la gravité du dommage encouru par l’utilisateur :

  • Risques mineurs (catégorie I) ;
  • Risques intermédiaires (catégorie II) ;
  • Risques graves ou mortels (catégorie III).

Catégorie I : risques mineurs

Les EPI qui appartiennent à cette catégorie sont destinés à protéger l’utilisateur contre un risque mineur ou faible. Il peut s’agir de petits chocs ou de vibrations susceptibles de provoquer des lésions superficielles. On retrouve dans cette catégorie les équipements suivants :

  • Gants de jardinage ;
  • Gants de protection contre des solutions détergentes diluées ;
  • Gants, tabliers à usage professionnel ;

Les EPI de catégorie doivent respecter une procédure d’autocertification. Leur qualité doit être attestée par une déclaration de conformité aux règles techniques fournie par le fabricant. La loi impose une vérification visuelle de ces équipements avant leur utilisation.

Catégorie II : risques intermédiaires

Dans cette catégorie, les EPI sont conçus pour protéger l’individu contre les risques intermédiaires, c’est-à-dire les chocs et les blessures qui peuvent affecter des parties vitales du corps et entraîner des lésions graves. On retrouve donc les équipements suivants :

  • Visières de protection ;
  • Chaussures de sécurité ;
  • Gants anti-coupures ;
  • Casques ;
  • Lunettes de protection ;
  • Masques de protection…

Pour les équipements de cette catégorie, la loi exige la mise en place d’un examen en vue d’une certification par un organisme notifié. Les vêtements qui obtiennent le marquage CE à la suite de cet examen répondent aux règles techniques mises en place par l’Union européenne. Ils doivent faire l’objet d’une vérification avant chaque utilisation. De plus, ils doivent être contrôlés par un professionnel certifié chaque année.

Catégorie III : Risques graves ou mortels

Dans cette catégorie, les EPI sont conçus pour protéger l’utilisateur contre les dangers graves ou mortels. Comme équipement, on retrouve :

  • Les harnais ;
  • Les cordes, les mousquetons ;
  • Les antichutes ;
  • Les protecteurs individuels contre le bruit ;
  • Les appareils de protection respiratoires…

Ces EPI répondent à des normes très strictes et doivent être certifiés par un organisme extérieur. En plus de l’examen CE, la loi impose une vérification de la qualité de fabrication. Tout comme pour les EPI de catégorie I et II, ceux de la catégorie III doivent impérativement être vérifiés avant chaque utilisation. Un contrôle par un professionnel certifié est également exigé au moins une fois par an.

Comment choisir les EPI ?

Le choix d’un vêtement de protection approprié se fait en fonction du risque à prévenir. Il doit être adapté au travailleur, compatible avec l’activité exercée et confortable. On le choisit donc après une analyse minutieuse des risques présents sur le lieu de travail.

L’employeur est tenu de mettre gratuitement des équipements de protection individuelle à la disposition de ses travailleurs (article R4323-95 du Code du travail). Mais, il devra d’abord consulter le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l’entreprise ou les délégués du personnel. Cela lui permettra de déterminer les conditions de mise à disposition et d’utilisation des vêtements. Il pourra notamment connaître : la durée du port des vêtements, la gravité du risque, la fréquence d’exposition.

Dans certains cas, des prescriptions réglementaires imposent aux employeurs les types d’EPI qu’ils doivent fournir à leurs salariés.

Que retenir ? Indispensables dans les milieux de travail à risque, les EPI permettent de protéger les ouvriers contre les accidents ou les intempéries. Compte tenu de leur importance, le choix de ces équipements ne se fait pas au hasard. Il faut prendre en compte plusieurs éléments, dont la nature de l’activité exercée, et le risque à maîtriser. Je vous conseille de vous tourner vers des professionnels fiables qui pourront bien vous conseiller en la matière, n’oubliez pas que ces équipements sont fortement soumis à l’usure et qu’il est nécessaire de les changer régulièrement.