La consommation de la beuh est-elle autorisée en France ?

La consommation de la beuh est-elle autorisée en France ?

Depuis toujours, la beuh, connue sous le nom de cannabis, a fait l’objet d’une pénalisation implacable. Dans de nombreux pays, ceux qui la produisent clandestinement ou la consomment sont poursuivis et traqués par la police. Mais, les législations se sont adoucies dans bon nombre de pays comme les Pays-Bas, les États-Unis, le Canada, etc. En France, la loi est restée intraitable quoiqu’on note un certain nombre d’avancées. On fait ici le point.

La France autorise une consommation de la beuh sous condition

En France, la production et la commercialisation du cannabis sont formellement interdites. Ces actes sont passibles de poursuites pénales à savoir 3 750 euros d’amende et un an de prison. En effet, pour le législateur français, le cannabis qui, sous sa forme dure, produit sur ses consommateurs des effets anxiolytiques et psychoactifs est très dangereux pour les jeunes. Ces effets sont généralement dus à l’un des 144 cannabinoïdes présents dans le cannabis : le THC (Tétrahydrocannabinol). Ils estiment donc qu’une flexibilité en ce qui concerne cette herbe serait la porte ouverte à des dérives qui pourraient s’avérer incontrôlables. Toutefois, la législation a fortement évolué ces dernières années. Les dérivés du cannabis sans THC sont désormais autorisés à la consommation en France. Il s’agit d’un weed à base de CBD, une substance sans effet psychotrope pour les consommateurs, vendue sous forme de résine, d’E-liquide, d’huiles, de gélules et de produits cosmétiques. Le taux de THC admis dans ces produits doit être inférieur ou égal à 0.2 %. Si vous êtes amateur de la beuh, rendez-vous sur des sites spécialisés pour découvrir tous les produits dérivés du cannabis à base de CBD. Vous pourrez retrouver du shit, du moon rocks, pas celui avec un taux de THC de plus de 50 %, mais celui en version CBD.            

La beuh thérapeutique, vers une légalisation plus souple en France

Les vertus thérapeutiques du cannabis ont été vantées par plusieurs chercheurs et médecins américains, canadiens et d’autres pays dans lesquels des tests avancés ont été effectués dans le traitement de nombreuses maladies. En effet, selon ces médecins, le traitement de formes graves d’épilepsie à base de beuh serait très efficace, surtout quand les traitements médicamenteux connus se révèlent réfractaires. On attribue aussi au cannabis le soulagement de multiples maux psychiques tels que la schizophrénie et la dégénérescence neuronale. Le cannabis serait aussi un excellent antipsychotique et un puissant anxiolytique apaisant pour lutter contre la dépression et l’anxiété. Il aurait également un effet antalgique et anti-inflammatoire. Enfin, les effets de la beuh sur la croissance des tumeurs cancéreuses et sur le diabète sont vantés par plusieurs études de centres de recherches de renom. En France, des études expérimentales sont prévues courant janvier 2021 pour déterminer les usages médicaux qui peuvent être faits du cannabis. Cette étude autorisée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est prévue pour durer 2 ans. Sur ce site, vous pouvez lire un article parlant des reports répétés et des inquiétudes des partisans de cette forme de traitement médical. Ce n’est qu’après cet hypothétique démarrage des tests que les fabricants et distributeurs de ces produits contenant du cannabis seront légalement désignés et autorisés à produire et à vendre des médicaments à base de weed. Il n’y a plus qu’à espérer que les protocoles de traitement des différentes affections concernées soient élaborés et que les professionnels de la santé soient formés au bout des deux ans d’expérimentation. Une chose est sure, le beuh à visée thérapeutique ne sera jamais vendue dans les shops de weed. Comme tout bon médicament, il suivra le circuit de commercialisation normal : prescription par des médecins assermentés et livraison par le pharmacien.