Rachat de Sud Ouest par Rossel : un nouveau virage pour la presse régionale

Rachat de Sud Ouest par Rossel : un nouveau virage pour la presse régionale

Un nouveau rachat vient bousculer le paysage de la presse régionale française. Le groupe Sud Ouest (GSO), propriété de la famille Lemoîne depuis sa fondation à la Libération, est entré en négociations exclusives pour être cédé au groupe belge Rossel. Une opération qui, si elle aboutit, ferait naître l’un des tout premiers groupes de presse quotidienne régionale du pays.

Un empire familial vieux de 82 ans qui change de mains

Depuis sa création après la Seconde Guerre mondiale, le groupe Sud Ouest est resté sous le contrôle de la famille Lemoîne, qui détient environ 80 % du capital. Selon les informations recoupées, cette part majoritaire serait cédée à Rossel France, filiale de l’éditeur belge déjà propriétaire de La Voix du Nord, du Courrier Picard et du quotidien belge Le Soir. L’opération, estimée à une centaine de millions d’euros, doit encore franchir plusieurs étapes avant d’être finalisée, notamment la consultation des représentants du personnel.

Les chiffres clés de l’opération

  • Un rachat évalué à environ 100 millions d’euros pour la majorité du capital de GSO.
  • Un ensemble combiné qui dépasserait 400 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulé, plaçant le nouvel ensemble au troisième rang de la presse quotidienne régionale française, derrière SIPA-Ouest-France (525 millions d’euros en 2025) et le groupe EBRA (479 millions d’euros).
  • Sud Ouest, ses 700 salariés dont 230 journalistes, et une diffusion de 164 000 exemplaires par jour en 2025 selon l’ACPM.
  • Un calendrier qui vise une finalisation avant la fin de l’année.

Le groupe Sud Ouest ne se limite pas à son titre historique : il regroupe la Sapeso, société éditrice du quotidien, mais aussi Charente Libre, La République des Pyrénées, ainsi que des activités événementielles (Côte Ouest) et audiovisuelles (Écrans du Monde).

Quel avenir pour les salariés et les lecteurs ?

Pour Rossel, l’intérêt est stratégique : avec cet ancrage allant de Bordeaux aux Pyrénées, la France représenterait près de la moitié de l’activité mondiale du groupe belge, renforçant son poids face aux annonceurs. L’éditeur promet de faire bénéficier Sud Ouest de son infrastructure numérique et de son savoir-faire en matière d’abonnements payants — un enjeu suivi de près par un lectorat de plus en plus habitué à la lecture numérique et aux abonnements en ligne. Ce n’est pas la première fois qu’un groupe de presse français change ainsi de mains : plus tôt cette année, c’est Xavier Niel qui avait racheté 60 Millions de Consommateurs, illustrant une même dynamique de recomposition du secteur.

Une tendance de fond dans la presse française

Ce dossier s’inscrit dans un mouvement plus large de consolidation de la presse régionale et nationale, sur fond de mutation des usages et de pression économique. Les rédactions doivent aussi composer avec l’essor de nouveaux outils numériques, alors même que la profession s’inquiète des effets des résumés générés par intelligence artificielle sur le trafic des sites d’information. Dans ce contexte, le rapprochement entre groupes capables de mutualiser leurs moyens techniques et commerciaux apparaît, pour certains éditeurs, comme une condition de survie face à la concurrence des plateformes numériques.

Questions fréquentes

Qui est le groupe Rossel ?

Rossel est un groupe de presse belge, déjà propriétaire en France de La Voix du Nord et du Courrier Picard, ainsi que du quotidien belge Le Soir.

Le rachat de Sud Ouest est-il définitif ?

Non : il s’agit à ce stade de négociations exclusives. L’opération doit encore passer par la consultation des instances représentatives du personnel avant d’être finalisée, avec un objectif de conclusion d’ici la fin de l’année.

Quels titres sont concernés par l’opération ?

Outre le quotidien Sud Ouest, le groupe GSO regroupe notamment Charente Libre et La République des Pyrénées, ainsi que des activités événementielles et audiovisuelles.

Sources

CB News · RTBF · ActuaLitté

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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