Streaming par abonnement : le marché français en forte croissance en 2026
Pendant que les catalogues de Netflix, Disney+, Prime Video ou Canal+ se renouvellent chaque mois, un chiffre passe presque inaperçu : le marché français du streaming vidéo continue de croître, et plus vite que l’an dernier. Selon le baromètre trimestriel du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), le chiffre d’affaires de la vidéo a atteint 781,9 millions d’euros au premier trimestre 2026 en France.
Ce total est très largement porté par les abonnements. La vidéo à la demande par abonnement (VàDA) — c’est-à-dire les formules mensuelles type Netflix ou Disney+ — représente à elle seule 88,8 % de ce chiffre d’affaires, soit 694,6 millions d’euros, en progression de 17,5 % sur un an. Un rythme de croissance qui tranche avec l’image d’un marché saturé, souvent brandie face à la multiplication des plateformes.
Plus d’un internaute sur deux utilise un service de streaming chaque mois
Le CNC mesure aussi les usages, au-delà du seul chiffre d’affaires. En moyenne sur le premier trimestre 2026, 64,1 % des internautes français de 3 ans et plus déclarent avoir utilisé un service de vidéo à la demande, gratuit ou payant, au cours du mois. Parmi eux, 57,2 % sont passés spécifiquement par une offre par abonnement, preuve que le réflexe payant s’est largement installé dans les usages, loin devant la location à l’acte.
- 781,9 M€ de chiffre d’affaires vidéo au 1er trimestre 2026 en France
- 694,6 M€ générés par les abonnements (VàDA), +17,5 % sur un an
- 64,1 % des internautes ont utilisé un service de VOD dans le mois
- 57,2 % sont passés par une offre par abonnement
Cette croissance intervient alors même que le paysage continue de se complexifier pour les abonnés. Beaucoup de foyers jonglent désormais avec plusieurs plateformes en parallèle, une situation qui explique pourquoi de plus en plus de Français cherchent à regrouper leurs abonnements plutôt que de les cumuler séparément.
La publicité, nouveau moteur de croissance
Une partie de cette dynamique vient aussi d’un changement de modèle. Les plateformes historiquement 100 % payantes ont multiplié les paliers avec publicité, moins chers à l’abonnement mais financés en partie par les annonceurs — une tendance analysée en détail dans notre article sur la multiplication des publicités, y compris sur les offres payantes. Ce virage attire de nouveaux abonnés plus sensibles au prix, sans pour autant faire baisser le chiffre d’affaires global du secteur.
Le mouvement se retrouve jusque chez les nouveaux entrants : le lancement, annoncé pour octobre, du service JustWatch TV, financé par la publicité, illustre la place croissante que prend ce modèle hybride dans le paysage français, aux côtés des grandes plateformes par abonnement.
Questions fréquentes
Le marché du streaming payant est-il vraiment saturé en France ?
Les chiffres du CNC indiquent le contraire pour le premier trimestre 2026 : les abonnements par streaming progressent de 17,5 % sur un an, un rythme de croissance qui ne montre pas de signe d’essoufflement malgré la multiplication des plateformes.
Qu’est-ce que la VàDA mesurée par le CNC ?
La VàDA, ou vidéo à la demande par abonnement, désigne les formules mensuelles donnant un accès illimité à un catalogue, comme Netflix, Disney+ ou Amazon Prime Video, par opposition à la location à l’acte (TVOD).
Pourquoi la publicité se développe-t-elle sur les plateformes payantes ?
Elle permet aux plateformes de proposer des abonnements moins chers tout en maintenant leurs revenus grâce aux annonceurs, ce qui élargit la base d’abonnés potentiels sans dégrader le chiffre d’affaires global du secteur.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
