Lecture en France : le livre audio conquiert un public plus jeune
Papier, écran ou casque audio : la manière de lire évolue vite en France, et le dernier baromètre de la lecture le confirme chiffres à l’appui. Réalisé par Médiamétrie pour le Syndicat national de l’édition (SNE), la Sofia et la SGDL, il montre que le livre audio en France attire désormais un public nettement plus jeune que le livre papier, tandis que la lecture numérique poursuit sa progression sans faire disparaître les habitudes traditionnelles.
8 Français sur 10 ont lu ou écouté un livre
Selon cette 14e édition du baromètre, 8 Français sur 10 âgés de 6 ans et plus ont lu ou écouté au moins un livre en 2025, ce qui représente environ 47 millions de personnes tous formats confondus. Dans le détail, 14 millions d’entre elles ont lu un livre numérique et 10 millions ont écouté un livre audio, deux usages qui progressent d’année en année sans se substituer au papier, qui reste le support de référence pour la majorité des lecteurs.
Le livre audio, moteur d’un lectorat plus jeune
La donnée la plus significative concerne l’âge des publics. Les auditeurs de livres audio ont en moyenne 31 ans, contre 41 ans pour les lecteurs de livres imprimés et 36 ans pour les lecteurs numériques. Ce format, souvent consommé sur smartphone pendant les trajets ou les tâches du quotidien, s’impose comme une porte d’entrée vers la lecture pour des générations qui délaissent parfois le livre papier. Sans surprise, l’abonnement s’est imposé comme le mode d’accès privilégié : 44 % des lecteurs numériques et des auditeurs de livre audio déclarent être abonnés à au moins une plateforme, un modèle qui rappelle la logique déjà à l’œuvre dans le regroupement des abonnements de streaming vidéo observé ces derniers mois.
Les bibliothèques, toujours centrales pour les plus jeunes
Autre enseignement du baromètre : la moitié des adultes français ont fréquenté une bibliothèque en 2025, et cette proportion grimpe à 70 % chez les 6-14 ans. Un chiffre qui vient nuancer l’idée d’une lecture jeune uniquement tournée vers les écrans, et qui fait écho au constat plus large selon lequel la lecture reprend une place centrale dans les politiques éducatives. L’achat neuf reste par ailleurs le mode d’obtention privilégié pour 54 % des lecteurs de livres imprimés, les librairies et grandes surfaces spécialisées dominant toujours les circuits d’achat physiques.
Un revers de médaille : le piratage progresse
Le baromètre pointe cependant une zone d’ombre : l’accès illégal aux livres concerne désormais 6 % des Français, une proportion qui grimpe à 17 % chez les seuls lecteurs numériques. Un phénomène à mettre en parallèle avec les usages plus larges du numérique, où la presse en ligne connaît elle aussi une consommation massive mais concentrée sur quelques plateformes. De quoi rappeler que la transition vers les formats numériques et audio, si elle démocratise l’accès à la lecture, pose aussi la question du financement durable de la création éditoriale.
Questions fréquentes
Qui a réalisé ce baromètre de la lecture ?
L’étude est menée chaque année par l’institut Médiamétrie pour le compte du Syndicat national de l’édition (SNE), de la Sofia et de la SGDL. Son édition 2026 porte sur les habitudes de lecture observées en 2025.
Le livre audio remplace-t-il le livre papier ?
Non, les données ne montrent pas de substitution : le papier reste largement majoritaire et son lectorat est plus âgé en moyenne, tandis que le livre audio et le numérique séduisent surtout un public plus jeune, souvent en complément d’autres formats.
Le piratage de livres numériques est-il en hausse ?
Oui, le baromètre 2026 indique que 6 % des Français ont eu recours à un accès illégal à des livres, une part qui atteint 17 % parmi les seuls lecteurs de contenus numériques, en progression par rapport aux éditions précédentes.
Sources
- Syndicat national de l’édition — Résultats du baromètre 2026
- Sofia — Résultats du baromètre 2026
- idBoox — Baromètre 2026, chiffres clés de la lecture
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
