COP17 : la conférence de l’ONU contre la désertification s’ouvre en Mongolie avec 12 milliards de dollars en jeu
La COP17 de lutte contre la désertification s’est ouverte ce 17 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, et se poursuit jusqu’au 28 août. Portée par la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), cette conférence réunit délégations, ONG et bailleurs de fonds autour d’un objectif affiché : transformer les promesses financières en actions concrètes sur le terrain.
Un sommet placé sous le signe de « Restaurer les terres, restaurer l’espoir »
Le thème retenu par les organisateurs, « Restoring Land. Restoring Hope », résume l’ambition de cette 17e conférence des parties : finaliser un régime mondial de résilience face à la sécheresse, deux ans après la précédente édition, qui s’était achevée à Riyad sans accord définitif sur ce point. La Mongolie n’a pas été choisie au hasard comme pays hôte : environ 77 % de son territoire est aujourd’hui considéré comme dégradé, un chiffre qui illustre l’urgence du sujet pour l’économie agricole et pastorale du pays.
12 milliards de dollars déjà promis, 2 600 milliards jugés nécessaires
Sur le plan financier, le Riyadh Global Drought Resilience Partnership a mobilisé plus de 12,15 milliards de dollars destinés à soutenir 80 des pays les plus vulnérables face à la sécheresse. Un montant loin d’être suffisant : la CNULCD estime qu’au moins 2 600 milliards de dollars d’investissements seront nécessaires d’ici 2030 pour restaurer plus d’un milliard d’hectares de terres dégradées à l’échelle mondiale et renforcer la résilience des populations concernées.
La France et l’Europe présentes au sommet
Le ministère français de la Transition écologique a dépêché une délégation à Oulan-Bator, aux côtés du groupe Agence française de développement (AFD), engagé sur plusieurs programmes de restauration des sols dans les pays du Sud. Ces financements croisés, publics et privés, sont scrutés de près par les ONG présentes sur place, qui réclament davantage de traçabilité sur l’utilisation réelle des fonds déjà engagés.
Pourquoi ce sommet nous concerne aussi
- La dégradation des terres réduit les surfaces cultivables et pèse à terme sur les prix alimentaires mondiaux.
- Elle fragilise l’élevage et les équilibres du monde animal dans les zones arides.
- Les sécheresses prolongées sont l’une des principales causes de déplacements de population recensées par l’ONU.
- Les engagements pris à Oulan-Bator serviront de base aux négociations climatiques internationales à venir.
Au quotidien, ces enjeux se traduisent aussi par des choix concrets, du gaspillage alimentaire à la gestion de l’eau, des sujets que l’on retrouve régulièrement dans nos pages vie pratique.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la COP17 sur la désertification ?
Il s’agit de la 17e conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), qui se tient du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie.
Pourquoi la Mongolie a-t-elle été choisie ?
Près de 77 % du territoire mongol est aujourd’hui touché par la dégradation des terres, faisant du pays un symbole fort pour accueillir les négociations sur la sécheresse et la restauration des sols.
À quoi servent les 12 milliards de dollars déjà promis ?
Ces fonds, réunis via le Riyadh Global Drought Resilience Partnership, doivent soutenir 80 pays parmi les plus vulnérables à la sécheresse, mais restent très inférieurs aux 2 600 milliards de dollars jugés nécessaires d’ici 2030 par la CNULCD.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
