Aevum, la nouvelle plateforme de streaming dédiée à la musique classique et au jazz
Le streaming musical va-t-il enfin se doter d’un espace taillé pour la musique classique, le jazz et les répertoires savants ? C’est le pari d’Aevum, une nouvelle plateforme annoncée le 28 septembre 2026 à Paris par le musicien Jordi Savall, figure majeure de la musique ancienne, aux côtés du producteur Yves Riesel. Contrairement aux offres généralistes, Aevum promet un service spécialisé pensé pour l’écoute et l’économie propres à ces répertoires, longtemps noyés dans les catalogues des géants du streaming grand public.
Le constat porté par ses fondateurs est connu des professionnels : sur les plateformes généralistes, les auditeurs de musique classique ou de jazz représentent une part marginale des écoutes, et le mode de rémunération au prorata du temps total écouté désavantage structurellement ces répertoires face aux formats courts de la musique populaire. Aevum veut inverser cette logique en rémunérant les ayants droit sur la base d’une écoute complète de l’œuvre, quelle qu’en soit la durée réelle.
Un projet encore en préparation, pas un service disponible
Il faut le souligner : Aevum n’est pour l’instant qu’un projet annoncé, pas un service ouvert au public. Son lancement est présenté par ses porteurs comme prévu fin 2027, avec un catalogue visé de l’ordre de 300 000 albums au démarrage. La plateforme entend s’appuyer sur l’intelligence artificielle pour l’indexation fine de ce répertoire (compositeur, interprète, période, instrumentation) et sur la blockchain pour tracer les écoutes et sécuriser le versement des droits aux artistes et producteurs. Ces choix technologiques restent, à ce stade, des engagements affichés par l’équipe du projet plutôt que des fonctionnalités déjà vérifiables.
L’initiative s’inscrit dans un paysage où les offres d’accès à la culture en ligne se multiplient, du côté des mastodontes comme Netflix, Prime Video ou Disney+ comme de services plus confidentiels. Le marché français du streaming par abonnement reste en forte croissance, mais la quasi-totalité de cette dynamique profite aux plateformes vidéo et musicales généralistes, laissant peu de place à des services de niche dédiés aux musiques savantes.
Pourquoi ce projet détonne dans le paysage du streaming
La démarche de Jordi Savall tranche avec les annonces habituelles du secteur, le plus souvent centrées sur l’arrivée de nouvelles séries ou l’intégration de chaînes partenaires, à l’image du rapprochement entre M6 et Disney+. Ici, il ne s’agit pas d’élargir un catalogue existant mais de construire, de zéro, une alternative pensée pour un public et des artistes mal servis par le modèle économique dominant du streaming.
Le projet s’adresse autant aux amateurs de grands compositeurs qu’aux professionnels de la filière, inquiets depuis plusieurs années de la faible rémunération générée par les plateformes généralistes pour les œuvres de musique classique, de jazz et de musiques du monde. Reste à savoir si un calendrier à plus d’un an, des outils technologiques encore à démontrer et un financement qui devra suivre permettront à Aevum de tenir ses promesses face à des acteurs installés depuis longtemps sur le marché du numérique.
Questions fréquentes
Aevum est-il déjà disponible pour les auditeurs ?
Non. À ce stade, Aevum est un projet annoncé publiquement le 28 septembre 2026, dont le lancement effectif est présenté par ses fondateurs comme prévu fin 2027.
Qui est à l’origine du projet ?
Le musicien Jordi Savall, figure reconnue de la musique ancienne, porte le projet aux côtés du producteur Yves Riesel, avec l’ambition de proposer une alternative spécialisée aux plateformes de streaming généralistes.
En quoi Aevum se différencie-t-il de Netflix, Spotify ou Deezer ?
Aevum vise exclusivement la musique classique, le jazz et les musiques du monde, avec une rémunération des ayants droit basée sur l’écoute complète des œuvres, et non sur le modèle au prorata du temps réellement écouté utilisé par les plateformes généralistes.
Sources
News Tank Culture —
RTBF Actus —
Total Baroque
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
